Bruxelles, 04/03/2013 (Agence Europe) - Le commissaire De Gucht maintient qu'un accord de libre-échange va dynamiser la croissance et l'emploi de part et d'autre de l'Atlantique.
Un accord de libre-échange entre l'UE et les États-Unis constituerait « le plan de relance le moins coûteux que l'on puisse imaginer pour juguler la crise et dynamiser les économies européenne et américaine », a estimé Karel De Gucht, lors d'un discours à l'Université de Harvard, ajoutant qu'il créerait des centaines de milliers d'emplois en Europe. « La fonction première d'un accord maintenant serait d'apporter une réponse appropriée à la crise », a insisté le commissaire. M. De Gucht a toutefois admis que les discussions pourraient rencontrer de fortes résistances, attendues notamment dans l'agriculture ou les marchés publics. « Les puissants groupes d'intérêt des secteurs protégés essayeront toujours de mettre des bâtons dans les roues. L'ampleur de l'accord réveillera de nombreux sceptiques. Et reconnaissons-le, les mots 'Europe' et 'Amérique' ne sont pas toujours salués par des applaudissements auprès de chacune de nos populations », a-t-il ajouté.
L'accord espéré couvrira l'accès au marché, la réglementation et les barrières non tarifaires, et les règles, principes et nouveaux modes de coopération pour faire face aux défis du commerce mondial. Après le feu vert donné fin février par le président américain Barack Obama, le Conseil doit formellement donner son feu vert au lancement de négociations de libre-échange. La Commission présentera à la mi-mars au Conseil ses directives de négociation, en vue d'obtenir un mandat sous présidence irlandaise d'ici fin juin. Le commissaire De Gucht espère ensuite ficeler un accord endéans 24 mois. (EH)