Bruxelles, 04/03/2013 (Agence Europe) - À l'heure où la Commission européenne pousse au déploiement des réseaux 5G, la commissaire en charge de la stratégie numérique, Neelie Kroes, dénonce le retard pris à Bruxelles, capitale de l'Europe, dans la mise en œuvre de l'Internet mobile super rapide (réseau 4G), à cause des normes d'émissions imposées dans la Région. Elle a appelé à une régularisation rapide de la situation dans une lettre envoyée le 14 février au représentant permanent de la Belgique auprès de l'Union européenne, qui l'a transmise pour sa part à la ministre bruxelloise de l'environnement, la Verte Evelyne Huytebroeck. Cette dernière cherche depuis quelques semaines déjà une solution au problème, indique l'Agence Belga, sans toutefois toucher aux normes en vigueur.
La région de Bruxelles capitale garantit une norme d'émission de 3 volts par mètre, une norme beaucoup plus sévère que ce que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Union européenne recommandent. Cette sévérité a été dénoncée par les opérateurs GSM, et en particulier par l'administrateur délégué de l'opérateur historique, Didier Bellens. Dans sa lettre aux autorités belges, Neelie Kroes demande notamment « quelles sont les raisons objectives de ce seuil particulièrement bas dans la Région bruxelloise » et leur adéquation avec les directives européennes. La Commission espère que les autorités belges trouveront rapidement une solution « qui garantisse à la fois une protection élevée en matière de santé pour la population et un accès à la large bande mobile (…) qui est essentiel au retour à la croissance des économies modernes ». (IL)