Bruxelles, 07/02/2013 (Agence Europe) - Les eurodéputés ont approuvé, mercredi 6 février, l'augmentation des fonds européens liés à l'immigration versés aux pays les plus en difficulté. Ils ont aussi accepté la proposition de la Commission européenne de relever le taux de cofinancement des projets en faveur de ces pays, à l'image de la Grèce.
Pilotés par le député Nils Torvalds (ADLE, finlandais), les deux rapports portaient respectivement sur le Fonds européen pour les réfugiés, le Fonds pour le retour, le Fonds d'intégration des ressortissants des pays tiers ainsi que sur le Fonds pour les frontières extérieures. Sans en modifier les montants, les eurodéputés marquent un accord sur l'augmentation de la part européenne du cofinancement de 20 points de pourcentage, jusqu'à 70%. Pour les pays couverts par le fonds de cohésion, le taux maximal serait porté jusqu'à 95%. Ces propositions visent en premier lieu à soulager les pays aux centres d'accueil surpeuplés et aux infrastructures insuffisantes, comme cela est le cas pour la Grèce.
« Le bon fonctionnement de la gestion des flux migratoires revêt une grande importance pour toute l'Union européenne. L'incapacité d'un État membre à garantir la gestion efficace des flux migratoires ne touche pas seulement le pays en question, mais a aussi des répercussions sur bon nombre d'autres États membres. Il est, dès lors, de l'intérêt de tous les États membres que les engagements pris en la matière ne pâtissent pas des difficultés économiques qu'éprouvent certains pays », explique M. Torvalds dans son rapport.
Actuellement, les quatre fonds sont dotés de la manière suivante sur la période 2007-2013: 825 millions d'euros (intégration des ressortissants), 700 millions pour le Fonds réfugiés, 1 820 millions pour les frontières extérieures et 630 millions pour le Fonds au retour. Pour la période 2014-2020, la Commission a proposé de fusionner ces outils en deux fonds, l'un pour la sécurité intérieure (4,6 milliards d'euros) et l'autre pour l'asile et l'immigration (3,9 milliards). Elle demande que le budget 'JAI' soit augmenté de 40%. (SP)