Bruxelles, 10/01/2013 (Agence Europe) - La Belgique renonce au modèle de holding pour son organisation ferroviaire, quelques semaines avant la présentation du quatrième paquet ferroviaire par la Commission européenne qui devrait précisément ouvrir le feu sur les modèles de holding persistant en Europe. Paul Magnette, le ministre belge des Entreprises publiques, a annoncé ce changement de structure mercredi 9 janvier. La Commission a salué l'initiative jugeant que « le modèle choisi par les autorités belges peut servir comme une référence intéressante pour d'autres États membres ayant l'intention de démarrer des réformes dans un avenir proche. Cette réforme semble être largement en accord avec les mesures que la Commission entend promouvoir dans son paquet ferroviaire fin janvier ».
Le tournant opéré par la Belgique ouvre la voie à une séparation claire entre le gestionnaire d'infrastructure, Infrabel, et l'opérateur de services historique, SNCB/NMBS, qui étaient jusqu'à présent réunis dans un holding. Avant l'heure, le gouvernement belge a donc opté pour une approche de transparence entre les opérateurs ferroviaires, préconisée de longue date par le commissaire Siim Kallas et qu'il devrait formuler juridiquement en présentant le prochain et quatrième paquet ferroviaire, le 23 ou le 30 janvier prochain.
La réforme structurelle proposée par le gouvernement belge doit encore être avalisée par le conseil des ministres et le parlement belge. Les syndicats belges n'apprécient pas du tout le mouvement, alors qu'ils préfèrent le retour à une structure unique pour ces deux entités. L'association européenne du fret ferroviaire (ERFA) a elle salué l' « approche cohérente et courageuse » du gouvernement belge, y voyant une simplification des structures générant ainsi des économies. (MD)