Bruxelles, 10/01/2013 (Agence Europe) - Le rapporteur au PE sur l'espace Schengen, le Portugais Carlos Coelho (PPE), s'est dit jeudi 10 janvier très « pessimiste » sur l'issue des discussions avec le Conseil. « Je ne sens aucune volonté du Conseil de se rapprocher du Parlement européen », a-t-il dit à ses collègues réunis en commission des libertés civiles du Parlement européen.
Le 18 décembre, un trilogue de haut niveau s'était tenu sur le sujet associant le ministre chypriote Loucas Louca et la commissaire européenne compétente Cecilia Malmström, sans résultat concret. En juin dernier, le Conseil avait décidé d'évincer le PE des futures réformes du mécanisme d'évaluation de l'espace Schengen, l'évaluation servant entre autres à décider de la réintroduction temporaire de contrôles aux frontières. Le Conseil avait opté pour une consultation plutôt que la codécision. Les discussions entre les deux parties n'ont repris que quelques mois après.
M. Coelho a expliqué que le PE « a suggéré une méthode alternative avec une clause passerelle pour lier les deux textes (évaluation et code frontières Schengen) mais le Conseil n'est pas d'accord ». Ce refus, s'il persiste, a poursuivi l'élu, « aura quatre conséquences: on renonce à une participation du PE dans ce mécanisme, on renonce à un mécanisme véritablement européen, on ne protège pas la libre-circulation des Européens et on augmente les possibilités pour les États membres de remettre des contrôles aux frontières. Et c'est tout ce que l'on veut éviter ». (SP)