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Bulletin Quotidien Europe N° 10757
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) france

Déficits, Olli Rehn envisage un « ajustement plus doux »

Bruxelles, 21/12/2012 (Agence Europe) - Des mesures supplémentaires d'économies ne sont pas indispensables en France, a estimé vendredi 21 décembre le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, ouvrant la porte à un « ajustement plus doux » des comptes publics, dans un entretien au quotidien Le Monde.

Croyez-vous la France capable de ramener son déficit à 3 % du PIB en 2013 et, dans le cas contraire, êtes-vous prêts à faire preuve de souplesse ? M. Rehn répond que: « Le pacte de stabilité et de croissance n'est pas stupide. Cet objectif de 3 % reste une référence, mais ce qu'il faut prendre en compte, c'est surtout l'effort structurel d'ajustement budgétaire que la France entreprend avec une intensité remarquable. Des mesures supplémentaires d'économies ne sont pas indispensables. Une fois que vous avez une stratégie budgétaire crédible à moyen terme, y compris par le biais de réformes, vous pouvez avoir un ajustement plus doux. »

Le gouvernement français table officiellement sur un retour du déficit public à 3 % du PIB dès 2013, après 4,5 % en 2012. Des prévisions bien plus optimistes que celles de la Commission européenne, qui a annoncé début novembre tabler sur un déficit public français à 3,5 % en 2013 mais aussi en 2014.

Malgré l'accalmie de la crise en zone euro, « la France n'est pas encore sortie des eaux troubles », poursuit M. Rehn, qui plaide pour une poursuite des réformes. « Il doit y avoir de nouvelles réformes du marché du travail » et les réformes des retraites « doivent être prolongées », a-t-il souligné.

Êtes-vous favorable au report d'un an du retour aux 3 % dans tous les États de la zone euro, afin de limiter le risque de récession ? Réponse du commissaire: « Le pacte permet d'avoir une approche différenciée, selon les spécificités de chaque pays. C'est mieux. J'ai cependant demandé que l'Eurogroupe débatte, en janvier, de l'évolution des politiques budgétaires, en fonction de la croissance. »

« Nous avons passé le pire » dans la zone euro, « mais la situation reste préoccupante », a estimé Olli Rehn. En particulier, « il est essentiel de mettre en place un mécanisme unique de résolution des crises bancaires, en ligne avec la supervision intégrée », selon lui. (LC)

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