Bruxelles, 21/12/2012 (Agence Europe) - Les ministres de l'Environnement des 27 ont été nombreux, lors du Conseil Environnement du 17 décembre dernier, à prôner l'élimination des subventions nocives pour l'environnement et de promouvoir l'efficacité énergétique comme moyens de « verdir » le semestre européen, cet exercice annuel de coordination et de surveillance des politiques économiques et des réformes structurelles. Certains ont même appelé de leurs vœux des indicateurs d'efficacité des ressources. Leur discussion liminaire sur l'analyse de la croissance 2013 visait à préparer leur contribution au Conseil européen de printemps. La Présidence irlandaise a d'ores et déjà annoncé qu'investir dans la croissance favorable à l'emploi et dans les ressources de l'Europe serait une priorité et qu'elle porterait une attention toute particulière au potentiel des ressources naturelles en Europe, sur terre comme sur mer ('croissance bleue') et à la relance de l'agenda pour l'économie verte en tant que moteur pour une croissance durable et intelligente.
« Nous voulons une approche cohérente de la gouvernance économique. Dans le Traité de l'UE, l'article 3 consacré au développement durable, prévoit trois piliers. Le pilier environnemental doit être renforcé. L'an dernier la recommandation était d'alléger la fiscalité du travail. Cette fois nous visons l'élimination des subventions nocives et la promotion de l'efficacité énergétique et des ressources. Reste à voir ce qui sera inclus dans les programmes nationaux », a déclaré Janez Potocnik, commissaire à l'Environnement.
Connie Hedegaard, commissaire à l'Action pour le Climat a enfoncé le clou: « Nous faisons tout pour que l'on n'oublie pas que l'Europe n'est pas confrontée à une seule cirse (la crise financière: NdlR) mais à trois, dont la crise climatique et la crise des ressources. Si tous les ministres rentrent chez eux avec ce message, il y a une chance que les chefs d'État et les ministres de Finances comprennent ce message. » (AN)