Bruxelles, 21/12/2012 (Agence Europe) - Trois candidats sont déjà en lice, dont deux femmes, la ministre costaricaine du Commerce Anabel González et son homologue indonésienne Mari Pangestu.
La succession à la tête de l'organisation mondiale du commerce (OMC) du Français Pascal Lamy, directeur général depuis le 1er septembre 2005 et qui boucle son second mandat, est ouverte. La personnalité appelée à remplacer M. Lamy, qui fut auparavant commissaire européen au Commerce (1999-2005), devrait vraisemblablement être, selon la tradition de l'alternance, issu d'un pays en développement.
Succédant au Néo-zélandais Mike Moore (1999-2002), le Thaïlandais Supachai Panitchpakdi (2002-2005) avait précédé M. Lamy. Le prochain patron de l'OMC « ne sera évidemment pas un Européen cette fois », a d'ores et déjà annoncé le commissaire européen, Karel De Gucht. Une autre règle non écrite veut que la personnalité désignée à la tête de l'OMC ait au moins été ministre ou haut fonctionnaire international.
Trois ministres ou anciens ministres du Commerce sont déjà en lice, tous sont issus d'un pays en développement. Le Ghana a proposé le 17 décembre la candidature de Alan John Kwadwo Kyerematen, ministre du Commerce de son pays de 2003 à 2007. Le Costa Rica a présenté le 18 décembre la candidature d'Anabel Gonzalez, sa ministre du Commerce. L'Indonésie a avancé le 19 décembre le nom de Mari Elka Pangestu, sa ministre du Tourisme, auparavant chargée du Commerce, de 2004 à 2011.
Les 158 États membres de l'OMC ont jusqu'au 31 décembre pour soumettre une candidature. Le Conseil général de l'OMC auditionnera les candidats dès le 29 janvier 2013, avant de désigner par consensus, avant le 31 mai 2013, le nouveau directeur général. Le mandat de M. Lamy arrive à expiration le 31 août 2013. Outre les trois candidats déjà en lice, d'autres noms circulent: Tim Grosser, ministre du Commerce de Nouvelle-Zélande, mais aussi Roberto Azevedo, ambassadeur du Brésil auprès de l'OMC. (EH)