Bruxelles, 21/12/2012 (Agence Europe) - La coopération au développement entre l'Union européenne et la République de Guinée, suspendue depuis le coup d'État militaire de décembre 2008 dans ce pays ACP, a été formellement relancée vendredi 21 décembre, avec la signature du document de stratégie et du programme indicatif national (DSP/PIN) par la Commission européenne et les autorités guinéennes.
La Guinée pourra donc compter sur 174,3 millions d'euros financés par le 10ème Fonds européen au développement (FED) pour appuyer les efforts du gouvernement en matière de promotion de la bonne gouvernance, de fourniture des services sociaux de base et d'amélioration de la mobilité et des infrastructures routières. Ce programme contribuera aussi à la consolidation de la démocratie par la promotion d'une plus grande participation de la société civile dans l'espace public.
L'adoption récente, par les autorités guinéennes, d'un calendrier électoral précis pour l'organisation d'élections législatives a permis cette avancée: « Dans un premier temps, cette signature permettra le financement de trois projets urgents (représentant 16 % du programme indicatif national) dans les domaines de l'eau, de la santé et d'appui à la société civile. C'est la tenue effective d'élections législatives libres et transparentes l'année prochaine qui permettra la reprise de l'intégralité de nos programmes d'aide », précise Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement.
Les premiers projets qui seront mis en œuvre visent l'accès à l'eau et à l'assainissement en milieu rural et semi-urbain (8,4 millions d'euros), un appui à la santé (20 millions d'euros) qui permettra notamment de réactiver des services de santé et réduire la mortalité infantile dans les régions de Haute Guinée et de Guinée Forestière, ainsi que l'appui au renforcement des capacités de la société civile (6 millions d'euros).
Bien que la coopération au développement avec la Guinée ait été suspendue en 2008, 61,5 millions d'euros avaient néanmoins été mobilisés par l'UE en faveur de la population pour accompagner la sortie de crise et couvrir des besoins tels que la sécurité nutritionnelle, l'assainissement et l'entretien de la voirie urbaine au sein de quartiers défavorisés des grandes villes. (AN)