Bruxelles, 20/12/2012 (Agence Europe) - Les ministres européens aux Transports se sont mis d'accord sur les grandes lignes de la politique extérieure européenne à adopter en matière d'aviation. Ils ont entériné, lors de leur Conseil, jeudi 20 décembre, leurs conclusions donnant suite à la communication de la Commission à ce sujet, présentée en septembre cette année.
Aviation plus compétitive. Les ministres européens valorisent l'attrait d'accords aériens conclus au niveau européen, par rapport à des accords purement bilatéraux, surtout en vue de rendre l'aviation européenne plus compétitive sur la scène mondiale. De tels accords sont déjà en vigueur dans la Méditerranée ou avec des pays voisins (dans les Balkans, avec le Maroc, la Jordanie, la Géorgie, la Moldavie ou Israël). Le ministre chypriote, présidant son dernier Conseil, Efthemios Flourentzou, explique que « ce que l'on recherche c'est un cadre qui ferait en sorte que ce qui est en vigueur dans les pays européens soit aussi en vigueur dans les pays tiers avec lesquels l'UE veut un accord ».
Plusieurs accords en vue. Le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, résume la situation: « Les relations bilatérales ne sont pas productives, nous devons avoir une approche commune grâce à des accords globaux. » Notamment avec des concurrents importants comme les États-Unis (en cours), la Chine ou les pays du Golfe. Il juge ces derniers « extrêmement concurrentiels. Ils suivent les normes européennes sur la sécurité, c'est possible sur l'environnement, mais la concurrence et les ressources financières sont des choses sur lesquelles nous devons nous mettre d'accord ». Le Conseil envisage aussi dans ses conclusions des accords globaux avec les États asiatiques membres de l'ASEAN, ainsi qu'avec le Brésil (en cours), la Turquie, ou la Russie.
Impasse russe. Les travaux avaient débuté avec la Russie, mais le commissaire admet être très déçu: « Nous avons signé un protocole en 2010 ou nous indiquions évoluer vers un accord complet pour avoir une zone de navigation aérienne commune. C'est vrai que nous avons avancé sur la sécurité, mais nous régressons cette année. Les Russes mélangent différents éléments, je ne peux pas parler de progrès, on ne sait pas ce qui se passera. » Il cite notamment le survol de la Sibérie comme pierre d'achoppement: « Le principal flux aérien entre l'Europe et l'Asie contourne la Russie car il y a toujours ce système obscur de droit de redevance. » (MD)