Bruxelles, 04/12/2012 (Agence Europe) - L'Eurogroupe n'est pas disposé à accorder à l'Irlande ni au Portugal, deux autres pays de l'Eurozone faisant l'objet - avec la Grèce - d'une aide financière internationale, les mêmes conditions d'emprunt que celles dernièrement accordées à Athènes. « Cette question n'a pas été discutée ce soir. Je ne pense pas que l'Eurogroupe soit prêt à réserver un traitement similaire à ces pays en ce qui concerne les décisions détaillées prises la semaine dernière concernant la Grèce », a déclaré son président Jean-Claude Juncker, lundi 3 décembre à l'issue de la réunion des dix-sept ministres des Finances.
La semaine dernière, les créanciers internationaux d'Athènes ont marqué un accord sur la façon de financer le retour de la dette grecque sur une trajectoire considérée comme viable. Outre le lancement par les autorités grecques d'une opération de rachat de dette sur les titres encore détenus par des investisseurs privés (voir autre nouvelle), ils ont accordé un moratoire de 10 ans sur le remboursement des intérêts de la dette grecque ainsi qu'une nouvelle réduction des taux d'intérêt fixés aux emprunts accordés.
L'Irlande et le Portugal ont obtenu de ne pas transférer à Athènes les profits réalisés sur les titres grecs détenus par leur banque centrale respective.
M. Juncker a souligné la volonté de l'Eurozone de soutenir le Portugal jusqu'à ce qu'il regagne un accès complet aux marchés financiers courant 2013. Il a évoqué la prochaine tranche de 2,5 milliards d'euros (1,6 milliard des fonds FESM et FESF et 0,9 milliard du FMI) que Lisbonne recevra. (MB)