login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10744
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) chypre

Une décision sur le protocole d'accord au plus tard le 21 janvier

Bruxelles, 04/12/2012 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de la zone euro se pencheront le 13 décembre sur les « résultats intérimaires de l'exercice d'audit préalable sur les besoins en capitaux pour le secteur financier et son impact pour le financement du programme », a indiqué le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Ceux-ci sont menés par la société Pimco et sont attendus aux alentours du 8 décembre. Les besoins en recapitalisation du secteur bancaire devraient à eux seuls avoisiner 10 milliards d'euros, soit plus de la moitié du PIB chypriote.

Le Français Pierre Moscovici a exclu que la réunion du 13 décembre soit décisive pour l'île, précisant qu'il s'agirait plus d'un « point d'étape, d'un échange de vues » sur la situation économique chypriote. M. Moscovici a par ailleurs plaidé pour que les Russes rejoignent la table des négociations, ceux-ci étant en pourparlers avec Nicosie pour un prêt bilatéral.

M. Juncker a quant à lui tablé sur une décision, si pas le 13 décembre, « le 21 janvier 2013 au plus tard ». La volonté de Nicosie est pourtant d'arracher un accord sur un programme d'assistance avant la fin de l'année.

Le commissaire chargé des Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a indiqué qu'il restait « un certain nombre de points » sur lesquels les autorités chypriotes et la troïka de créanciers (Commission européenne, BCE, FMI) devaient trouver un terrain d'entente. Les Dix-sept ont donc encouragé Nicosie à poursuivre les travaux avec ses futurs bailleurs de fonds.

Le projet de protocole d'accord chypriote mis en ligne lundi par le Financial Times prévoit la mise en œuvre de mesures d'austérité à hauteur de 522 millions d'euros en 2013, et 307 millions en 2014. Une pilule difficile à avaler pour la population chypriote, mais aussi pour son président, Demetris Christofias. Selon le Cyprus Mail, celui-ci a déclaré lundi que « les politiques d'austérité sévère ne semblent pas inverser la tendance. La crise s'aggrave alors que les décisions politiques prises au niveau européen ne semblent pas avoir les résultats escomptés ». (EL)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
AFFAIRES & ENTREPRISES N°42