Bruxelles, 04/12/2012 (Agence Europe) - Les ministres des finances de l'UE ont approuvé sans débat, mardi 4 décembre, l'accord conclu avec le PE visant à renforcer les moyens d'enquête de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), la coopération entre celui-ci et les États membres, ainsi que sa responsabilité et son indépendance. Comme gage d'efficacité et d'indépendance de l'OLAF, les nouvelles règles prévoient notamment: - un mandat plus long, mais non renouvelable pour son directeur général et pour les membres de son comité de surveillance chargé de contrôler l'indépendance de l'Office: - l'obligation pour le directeur général, si une enquête ne peut être conclue dans les douze mois, d'informer tous les six mois le comité de surveillance des raisons et des mesures correctives envisagées pour accélérer l'enquête ; - la possibilité pour l'OLAF d'accéder sans préavis et immédiatement à toute information détenue par les institutions dès le stade précédant l'enquête. La coopération avec les États membres serait elle aussi renforcée par: - la désignation par les États membres d'un « service de coordination antifraude » chargé de coordonner la protection des intérêts financiers de l'UE et d'assister l'OLAF ; - la possibilité pour l'Office de conclure des arrangements administratifs avec Europol, Eurojust et les autorités compétentes des pays tiers et des organisations internationales ; - un échange de vues annuel entre l'OLAF et le Conseil, la Commission et le PE sur les priorités stratégiques et l'efficacité du travail de l'Office. Enfin, les droits des personnes concernées par les enquêtes de l'OLAF, des témoins et informateurs seront mieux protégés: ces personnes pourront notamment présenter leurs observations avant la conclusion de l'enquête, bénéficier d'une assistance dans la langue de leur choix, accéder aux comptes-rendus des entretiens et y apporter leurs observations. (FG)