login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10744
Sommaire Publication complète Par article 21 / 29
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) Égypte

L'UE souhaite le consensus - pas de gel de l'aide

Bruxelles, 04/12/2012 (Agence Europe) - Le Représentant spécial pour le sud de la Méditerranée, Bernardino León, a souligné, lundi 3 décembre, que l'UE peut avoir un rôle important à jouer pour trouver une solution à la crise actuelle en Égypte. Il faut « de notre point de vue, plus d'Europe, plus d'implication, plus d'engagement et de travail très étroit avec ceux qui essaient de jeter des ponts et de trouver des solutions, pour établir un consensus, un processus inclusif », a-t-il expliqué devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen. « L'UE a une position unique, c'est probablement le seul acteur important dans la communauté internationale qui a un outil tel que la task force, et qui nous donne cette responsabilité. Elle marque le chemin que nous pouvons suivre dans les prochains jours », a-t-il précisé, ajoutant que le Service européen pour l'Action extérieure (SEAE) mais aussi les membres du Parlement européen, peuvent jouer un « rôle très important ».

Le Représentant spécial a précisé que le message de l'UE est clair: il faut construire un fort consensus entre toutes les forces politiques « afin d'obtenir un accord au sein du judiciaire pour éviter un affrontement institutionnel, que le processus constitutionnel soit remis sur la bonne voie, qu'il respecte l'indépendance du judiciaire et le respect des droits de l'homme ». Mais il a expliqué que l'action de l'UE est assez complexe car les Égyptiens sont toujours très inquiets de possibles interférences provenant de l'étranger. « Nous devons jouer notre rôle d'une manière très diplomatique », a-t-il expliqué, précisant que le rôle de l'UE n'est pas de dire ce qu'elle voudrait obtenir mais de soutenir l'initiative égyptienne. « Notre rôle est d'accompagner l'Égypte », a souligné M. León, citant la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton. Il a souligné qu'il est, tout comme la Haute représentante et le SEAE, en contact avec le président, le ministre des Affaires étrangères, les principaux partis politiques, les institutions et la société civile.

Le Représentant spécial a précisé qu'il n'est pas question pour l'instant de geler ou d'annuler l'aide à l'Égypte, décidée lors de la réunion de la task force. « Le climat n'est pas propice aux sanctions. Voyons la situation dans quelques semaines et le SEAE verra quelles possibilités, quelles décisions pourront être prises mais attendons le moment venu », a demandé M. León aux députés qui l'interrogeaient à ce sujet. Il a aussi rappelé que « toutes nos aides sont soumises à la conditionnalité, il ne s'agit pas d'un principe facultatif ». Pour lui, la task force UE/Égypte, les 13 et 14 novembre, est arrivée à point nommé soulignant que les Égyptiens ont bien compris quoi faire pour obtenir l'aide européenne mais aussi ce qu'ils ne doivent pas faire. (CG)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
AFFAIRES & ENTREPRISES N°42