Bruxelles, 26/11/2012 (Agence Europe) - À l'ouverture de la conférence climatique onusienne de Doha (Qatar, COP 18, 26 novembre - 7 décembre), les appels se sont multipliés, lundi 26 novembre, pour que la communauté internationale fasse de ce rendez-vous une étape décisive vers un accord mondial à conclure en 2015 pour entrer en vigueur en 2020 (EUROPE n° 10737).
Pour qu'il en soit ainsi « La conférence de Doha doit s'appuyer sur les avancées que nous avons réalisées à Durban et progresser dans la préparation de l'accord mondial juridiquement contraignant sur le climat prévu pour 2015. Il est également important de se mettre d'accord sur des mesures supplémentaires pour réduire les émissions de manière à limiter la hausse de la température à moins de 2°C », estime Connie Hedegaard, commissaire européenne à l'Action pour le climat. Elle rappelle que l'UE est prête à participer à une deuxième période du protocole de Kyoto et à poursuivre son appui financier aux efforts d'atténuation et d'adaptation des pays en développement, mais, avertit-elle, « le monde est en train de perdre un temps précieux ».
Au nom de la Présidence en exercice du Conseil, Sofoclis Aletraris, ministre chypriote de l'agriculture, des ressources naturelles et de l'environnement, assure que l'UE est prête à « examiner avec nos partenaires des pays en développement des idées concrètes sur la manière de traiter les pertes liées aux changements climatiques, ainsi que les dommages causés aux économies et aux conditions de vie ».
Sous la bannière de Climate Justice, les organisations de la société civile, estiment, pour leur part, que si l'UE était vraiment chef de file, elle appellerait à la poursuite du Protocole de Kyoto, avec des objectifs juridiquement contraignants fondés sur la science, « au lieu de continuer à faire l'apologie des marchés du carbone qui se sont discrédités à cause de leurs échappatoires ». Greenpeace International demande que Doha s'accorde sur une deuxième période d'engagement du Protocole de Kyoto sans possibilité de transfert des crédits excédentaires d'air chaud (13 milliards de tonnes de CO2, soit 2 fois et demi la quantité annuelle d'émissions de l'Europe ) « qui permettrait aux gouvernements d'en faire commerce en dehors de toute réelle action climatique ». (AN)