Bruxelles, 20/11/2012 (Agence Europe) - Le président de l'Assemblée des régions européennes viticoles (AREV), Jean-Paul Bachy, a salué mardi 20 novembre la volte-face du directeur général de l'Agriculture, José Manuel Silva Rodriguez, et prend acte de ses propos exprimés dans l'interview qu'il a accordée à Agra Europe excluant la libéralisation totale des droits de plantation pour toute catégorie de vin.
Un nouveau système d'autorisation des extensions de plantation pour tous les types de vin, y compris sans indication géographique, géré par les autorités publiques nationales en concertation avec les organisations professionnelles et encadré au niveau européen: tel est le projet sur lequel doit maintenant travailler le groupe à haut niveau sur les droits de plantation viticoles, estime son président, José Manuel Silva Rodriguez, dans cet entretien. Le directeur général des services agricoles de la Commission, qui dit être totalement sur la même ligne que le commissaire européen Dacian Ciolos, considère que le plus important, maintenant, est de définir les modalités de cet encadrement européen.
Pour l'AREV, cette volte-face est le fruit de la mobilisation massive des élus et professionnels réunis le 7 novembre à Bruxelles pour dire « non au démantèlement de la viticulture européenne » (EUROPE n° 10725).
« Partisan pur et dur de la libéralisation totale malgré le désastreux contre-exemple du système australien », M. José Manuel Silva Rodriguez a fini par entendre la voix de la raison, selon un communiqué de l'AREV. Le 21 septembre dernier, « il n'a pas voulu laisser s'exprimer l'AREV lors de la réunion du groupe à haut niveau de Palerme et avait déjà fait la proposition irréaliste de limiter la suppression des droits de plantation aux vins sans indication géographique », explique cette organisation. Le directeur général a « enfin » suivi la position de Dacian Ciolos, qui, le 2 octobre à Budapest, a sifflé la fin du libéralisme appliqué à la viticulture en déclarant: « Le vin avec ou sans indication géographique a besoin de régulation. La libéralisation n'est pas une option. » L'AREV reste cependant vigilante et attend de voir confirmé ce repli du haut fonctionnaire sur la ligne de son commissaire dans le rapport qu'il présentera au nom du groupe à haut niveau, le 14 décembre prochain. (LC)