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Bulletin Quotidien Europe N° 10734
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) industrie

La réindustrialisation est une question de cibles et d'argent

Bruxelles, 20/11/2012 (Agence Europe) - La volonté de la Commission européenne de favoriser la réindustrialisation de l'UE transparaît dans l'entièreté de sa proposition sur le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020. Mais s'il fallait choisir, les deux piliers fondamentaux de cette stratégie seraient le programme-cadre pour la recherche et l'innovation ('Horizon 2020') et le programme pour la compétitivité des entreprises et des PME (COSME). En se prêtant au jeu de questions-réponses avec les députés du Parlement européen, lors de la séance plénière à Strasbourg, mardi 20 novembre, deux commissaires européens ont ainsi défendu la nouvelle stratégie de réindustrialisation de l'UE, mais en faisant surtout référence aux enjeux budgétaires qui sont aujourd'hui au centre des négociations, à quelques jours du Sommet européen.

Il faut bien choisir sa cible et surtout avoir le bon financement: c'est le message principal qu'a souhaité transmettre le commissaire Antonio Tajani, chargé de l'Entreprise et l'Industrie, aux députés, durant une session d'une heure intitulée « Stimuler l'industrie européenne pour créer croissance et emplois ». Avec le soutien apporté par son collègue Laszlo Andor, responsable de l'Emploi, des Affaires sociales et de l'Inclusion, ils ont tous deux défendu les propositions de la Commission, particulièrement quant à la hausse de 54 % du budget consacré à la recherche et à l'innovation et le budget de 2,5 milliards d'euros pour COSME.

L'innovation est bien un élément clé, ont assuré tour à tour M. Tajani et M. Andor. Cet élément traduit une double volonté, qui explique la présence de deux commissaires avec ces portefeuilles précis, à savoir améliorer la compétitivité des industries européennes et favoriser la création d'emplois. Il faut ainsi des investissements, mais qui sont ciblés, pour: favoriser l'entrepreneuriat, notamment chez les jeunes ; adapter les qualifications des ouvriers ; soutenir l'innovation des grandes industries (automobile, chantiers navals, acier) et des PME. Tout cela peut être réalisé en combinant différents outils, comme le Fonds social européen, les Fonds structurels ou 'Horizon 2020' et COSME. Mais en utilisant ces outils précis et non les aides d'États. Notre objectif est de favoriser les 'choix légitimes' et non ceux qui faussent le marché commun, a néanmoins précisé M. Tajani.

En souhaitant rassurer plusieurs députés, M. Andor a affirmé que certains exemples montrent que la transformation de la base industrielle qui se déroule aujourd'hui au sein de l'UE ne doit pas forcément être synonyme de désindustrialisation et de pertes d'emplois. Bien au contraire, a relevé M. Tajani, c'est une chance pour une troisième révolution industrielle. L'UE doit viser la qualité de ses produits, tout comme le caractère innovant de ceux-ci, a-t-il argué, sans oublier ensuite de citer le commerce extérieur, la lutte contre le réchauffement climatique et le recyclage des matières premières comme autant d'exemples qui montrent le caractère multidimensionnel de cette stratégie de réindustrialisation. (JK)

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