Bruxelles, 07/11/2012 (Agence Europe) - Catherine Ashton en tournée au Maghreb a quitté Rabat pour Alger où elle a signé le 6 novembre trois accords de financement (subventions) d'une valeur totale de 58 millions d'euros. Ce montant couvre un programme de protection du patrimoine culturel (21,5 millions d'euros), le soutien à la réforme du secteur des transports (13 millions d'euros) et le soutien à l'emploi des jeunes (23,5 millions euros)
« Notre relation avec l'Algérie est extrêmement importante », a dit la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères: « Il est si important de soutenir les jeunes qui cherchent un emploi et nous ne pouvons pas sous-estimer l'importance de protéger le patrimoine culturel, tout en soutenant une stratégie de transport cruciale pour développer les infrastructures dont le pays a besoin. »
Officiellement, les entretiens, à Rabat comme à Alger, n'ont porté que sur la coopération bilatérale avec chacun des deux pays. Mais le « non-dit » serait, selon divers commentateurs, plus significatif et désigne la situation au Mali et dans la zone sahélo-saharienne. « L'examen des questions régionales et internationales d'intérêt commun a été également au menu de la visite de la responsable européenne. Seulement, rien n'a filtré sur la teneur de ces discussions sur des questions aussi sensibles », se borne à écrire le quotidien El Watan.
Le souci manifesté par l'UE sur ce sujet de la sécurité se refléterait aussi dans des contacts en cours en Tunisie. Les médias locaux signalent une rencontre entre l'ambassadeur européen avec le ministre de la Défense et qui a, selon ces sources, annoncé la prochaine visite d'une délégation d'experts européens en matière de sécurité et de sûreté. Cette délégation prendra connaissance des besoins de la Tunisie pour lui offrir l'assistance nécessaire dans le cadre de la rationalisation des secteurs de la sécurité et de la défense. (FB)