Bruxelles, 07/11/2012 (Agence Europe) - « Dans ce pays, nous constatons beaucoup de restrictions arbitraires envers les médias. Nous constatons que l'exercice de la liberté d'expression est criminalisé. Nous constatons de violentes attaques à l'encontre de journalistes. Et nous constatons que des activistes sont espionnés en ligne, violant la vie privée des journalistes et de leurs sources. Je condamne cela. Les restrictions doivent cesser. Et les attaques doivent être examinées et punies. Rapidement, entièrement et en toute transparence. » La commissaire responsable de la stratégie numérique, et vice-présidente de la Commission européenne, Neelie Kroes, n'a pas mâché ses mots dans son discours prononcé à l'occasion du Forum sur la gouvernance d'Internet, le 7 novembre, s'adressant directement aux dirigeants azerbaïdjanais alors qu'une gestion libre d'Internet, sans pressions gouvernementales, était au centre des débats (EUROPE n° 10723). Au nom de l'Union européenne, la commissaire s'est positionnée fermement en faveur d'un Internet libre et ouvert et a demandé aux autorités du pays hôte de la conférence de cesser le harcèlement envers les activistes politiques. Elle estime qu'Internet est un nouvel outil permettant d'exercer la liberté de pensée, que des médias libres sont le symbole de la liberté d'expression et que les journalistes, les bloggeurs, les activistes et les défenseurs des droits de l'homme en général sont essentiels pour la sauvegarde de la démocratie. Neelie Kroes souligne par ailleurs que l'Union européenne, qui défend les droits de l'homme et notamment la liberté d'expression, continuera de promouvoir les nouvelles technologies de l'information et de la communication comme des instruments supplémentaires pour préserver les libertés fondamentales. Rappelant à l'Azerbaïdjan qu'il est membre du Conseil de l'Europe et qu'il doit en respecter les principes, la commissaire rappelle ses devoirs au gouvernement et l'appelle à ne plus exercer de contrôle sur la Toile. (IL)