login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10725
Sommaire Publication complète Par article 15 / 39
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

Cap sur l'objectif -30 % à Doha, demandent les députés

Bruxelles, 07/11/2012 (Agence Europe) - Pour la conférence climatique de Doha (COP 18, 26 novembre - 7 décembre), l'Union européenne doit donner l'exemple en passant à l'objectif de - 30 % pour la réduction de ses émissions à l'horizon 2020 (par rapport à 1990), estime la commission parlementaire de l'environnement que préside Matthias Groote (S&D, allemand). Le projet de résolution qu'elle a adopté mardi 6 novembre à une large majorité (54 voix pour, 7 voix contre,1 abstention) est une invitation à relever le niveau d'ambition pour conserver l'élan de Durban et faire de Doha un succès. Il sera soumis à la session plénière du Parlement européen du 19-22 novembre.

« L'UE et nos partenaires internationaux doivent non seulement tenir leurs promesses mais aussi accroître leur niveau d'ambition si nous voulons réussir à limiter le réchauffement climatique global à 2 degrés. Il est temps d'avancer », a déclaré le président de la commission. Les eurodéputés rappellent que relever la barre pour passer de -20 % à -30 % n'est pas seulement bon pour le climat, mais qu'il en va aussi du propre intérêt de l'UE car cela lui permettra de créer la croissance durable, plus d'emplois et de réduire la dépendance à l'égard des importations pour son approvisionnement énergétique.

La commission parlementaire exprime son plein soutien à une deuxième période d'engagement du Protocole de Kyoto pour assurer la continuité entre l'expiration de la première période d'engagement à la fin décembre de cette année et la conclusion de l'accord global et contraignant censé être signé en 2015 pour entrer en vigueur d'ici à 2020.

Les députés redoutent que le transfert des surplus d'air chaud (unités de quantités attribuées dites UQA ou AAU en anglais) à la deuxième période d'engagement de Kyoto ne nuise à l'intégrité environnementale de cet instrument en sapant les efforts de réduction des émissions. Aussi demandent-t-ils que tous les pays qui en détiennent - qu'ils soient européens ou non- s'entendent sur le sort à leur réserver et que l'UE « donne l'exemple » pour résoudre cette question.

Face à la fronde des pays opposés à la directive ETS et qui menacent l'UE d'une guerre commerciale, la commission de l'environnement réitère son soutien inconditionnel à l'inclusion de l'aviation dans le système d'échange de quotas d'émissions et insiste sur la nécessité de s'attaquer d'urgence aux émissions de l'aviation et du transport maritime international. (AN)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE