Bruxelles, 07/11/2012 (Agence Europe) - Réélu le 7 novembre, le président américain devrait poursuivre une politique commerciale active durant son second mandat, centré sur les négociations de libre-échange dans la région Asie-Pacifique et un accord de libre-échange transatlantique.
Le démocrate Barack Obama, qui a relancé en mars 2010 les négociations pour le partenariat Trans-Pacifique, lancées par son prédécesseur républicain George W. Bush, va tenter de boucler pendant son second mandat un accord liant les États-Unis au Canada, Chili, Pérou, Mexique, à l'Australie et la Nouvelle-Zélande, Brunei, la Malaisie, Singapour et le Vietnam. Un accord est espéré pour 2013, mais les discussions s'attaquent à peine aux questions les plus sensibles. Le Japon et la Corée du Sud pourraient se joindre aux pourparlers.
Le second mandat d'Obama pourrait aussi accoucher d'un très attendu accord de libre-échange avec l'UE. Européens et Américains pourraient recommander, avant la fin de l'année, l'ouverture des négociations début 2013, dans la perspective de ficeler un accord endéans 18 mois. Les gains d'un pacte transatlantique reposent surtout sur la levée des barrières non tarifaires et la convergence réglementaire.
À l'instar des dirigeants européens, le président Obama devra aussi encore composer avec la Chine, avec laquelle les États-Unis ont multiplié les différends commerciaux depuis 2009. Sa nouvelle administration, qui fera face à une pression continue des entreprises américaines contre le capitalisme d'État chinois, devrait présenter de nouveaux recours à l'OMC contre les pratiques de dumping et les subventions chinoises. Depuis janvier 2009, la première administration Obama a déposé huit plaintes à Genève contre la Chine.
Quant au 'fast-track', la législation commerciale américaine connue sous le nom de Trade Promotion Authority, qui permet à la Maison Blanche de négocier des accords commerciaux qu'elle peut soumettre au Congrès pour des votes en 90 jours sans amendements, le président Obama n'a pour le moment pas donné de signal de son intention de le renouveler. Lors de son premier mandat, l'administration Obama a laissé entendre qu'elle en demanderait le renouvellement « au moment opportun ». Pendant l'ère Bush, le 'fast-track' avait été activé en 2002 en vue de boucler les négociations OMC du round de Doha. Il a expiré le 1er juillet 2007. (EH)