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Bulletin Quotidien Europe N° 10725
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) russie

Des relations complexes avec Moscou

Bruxelles, 07/11/2012 (Agence Europe) - Un haut fonctionnaire européen a souligné, mardi 6 septembre, les relations complexes qu'entretient l'UE avec la Fédération de Russie. « Les relations entre l'UE et la Russie ont toujours été marquées par un certain nombre de différences », par exemple en termes de politique énergétique, sur la question des visas, du commerce, a-t-il précisé. « Maintenant la Russie est à l'OMC, elle nous dit de lui laisser du temps pour se faire aux règles de l'OMC », alors que l'UE voudrait un nouvel accord commercial, a-t-il ajouté.

« Sur d'autres aspects politiques on travaille pas mal avec eux », a expliqué le haut fonctionnaire, expliquant que si sur le Printemps arabe, « ce n'est pas toujours facile », sur la question de la Transnistrie et des conflits gelés, le Haut-Karabakh, « on essaie d'être aussi constructif que possible ». « On s'observe attentivement sur l'Ukraine, le Belarus, les Balkans, il y a un dialogue ; on ne peut pas dire que la Russie nous empêche d'avancer », a-t-il encore indiqué. Au sujet du dialogue Serbie/Kosovo, la Russie « regarde comment le dialogue va aboutir », ajoutant que Moscou n'a fait aucune déclaration agressive sur le voyage Ashton/Clinton dans les Balkans.

Il a souligné que le retour au pouvoir en tant que président de la Fédération de Russie de Vladimir Poutine « marque un durcissement de la politique en matière des droits de l'homme », rappelant les préoccupations de l'UE sur les nouvelles lois sur les associations et les ONG par exemple.

Face à une question d'EUROPE sur les relations diplomatiques avec la Russie face aux résolutions du Parlement européen qui critiquent souvent Moscou, ce fonctionnaire a répondu que « le Parlement est une institution qui soulève souvent des hauts le cœur et des soubresauts » chez les partenaires de l'Europe. « Derrière ce que l'on dit c'est que eux, c'est eux, nous c'est nous », a-t-il expliqué précisant que « nous aussi on prend des positions difficiles. (…) On le dit d'une manière différente du Parlement ». Il a rappelé que lors de son intervention sur la Russie au cours de la session plénière de septembre, la Haute représentante a été assez ferme (EUROPE n° 10688). « Lavrov avait remarqué que l'on n'est pas toujours agréable », a-t-il ajouté. (CG)

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