Bruxelles, 01/10/2012 (Agence Europe) - Tonio Borg, ministre des Affaires étrangères de Malte, pays qui organise le 5 octobre à La Valette le deuxième « sommet » des pays de la Méditerranée occidentale, estime qu'il est du devoir des pays de la région de réussir à affirmer leur engagement commun. Il fait du prochain sommet de ce groupe de pays dit « 5+5 » l'occasion d'offrir une réponse concrète aux défis de la vague de réformes démocratiques qui se produisent dans toute la région. « Nous ne pouvons pas manquer » ce rendez-vous, « nous le devons à nos peuples », a-t-il dit à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Pour M. Borg, le dialogue « 5+5 », est le cadre indiqué pour initier cette réponse aux aspirations des peuples de la région.
Son collègue allemand, Guido Westerwelle, a lui aussi souligné à la même tribune le risque de ne pas se confronter aux bouleversements dans la région. L'escalade de la violence au Moyen-Orient risque de plonger toute la région dans l'insécurité, a dit le ministre. Sur le rôle de l'ONU, il a pointé le risque d' « affaiblir le Conseil de sécurité si nous ne parvenons pas à l'adapter au monde d'aujourd'hui ». Pour le chef de la diplomatie allemande, « il ne se peut pas que l'Amérique latine et l'Afrique n'aient pas de sièges permanents au Conseil de sécurité ou que l'Asie ne dispose que d'un siège », a-t-il noté. Cela ne reflète pas les réalités du monde d'aujourd'hui, et plus particulièrement ne reflète pas les réalités du monde de demain. Les défis sont trop grands pour nous de simplement accepter le statu quo ». (FB).