Bruxelles, 01/10/2012 (Agence Europe) - Multilayer 2012, c'est le nom de l'exercice de gestion de crise qui a été lancé lundi 1er octobre par l'UE, pour tester l'efficacité du système de réponse aux crises de l'UE dans une situation de crise fictive requérant tout à la fois une opération militaire et une mission civile dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC).
Dans un scénario fictif néanmoins inspiré de situations bien réelles dans divers pays du monde, les structures compétentes du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) mesureront leur capacité à réagir et à interagir face à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire d'une région fictive comptant 11 pays et dans laquelle la 'Nusia' et la 'Recuria', deux États en situation de transition post-conflit, sont confrontés à des questions complexes et concomitantes comme la fixation des frontières, la sécurité des infrastructures publiques, la présence de mines anti-personnel et la piraterie maritime.
Cet exercice est le septième du genre, mais le tout premier à mobiliser tous les niveaux d'intervention - du politico-stratégique à l'opérationnel - des structures de gestion de crise de l'UE. Il est supervisé par Agostino Miozzo, directeur pour la réponse aux crises et la coordination opérationnelle du SEAE sous la responsabilité de Catherine Asthon, la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de l'UE. Le comité politique et de sécurité de l'UE exerce, quant à lui, le contrôle politique et la direction stratégique de l'opération militaire PSDC et de la mission civile PSDC.
Dans cette mise à l'épreuve du système de réponses aux crises de l'UE, la primauté du Conseil de sécurité de l'ONU pour le maintien de la paix et la sécurité internationales sera reconnue, tout comme sera prise en compte l'importance de coordonner l'action de l'UE avec celle des organisations régionales compétentes. (AN)