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Bulletin Quotidien Europe N° 10696
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

Droits à l'importation, l'Ukraine mise en garde

Bruxelles, 25/09/2012 (Agence Europe) - Kiev envisage une hausse de ses droits à l'importation pour 350 produits, mais promet de ne pas violer ses engagements à l'OMC.

L'Ukraine a surpris son monde à la mi-septembre, en faisant informellement part à ses partenaires à l'OMC de son souhait d'accroître ses droits de douane à l'importation concernant près de 350 produits, dans un mouvement en ligne avec l'article 28 du GATT, qui prévoit la renégociation tous les trois ans, sous condition, des concessions tarifaires. La hausse envisagée par Kiev affecterait un volume d'importation de plus de 3,5 milliards d'euros, dont des exportations de l'UE pour près de 2 milliards. Les produits concernés incluraient les voitures, camions et machines agricoles, la viande, les fleurs, les fruits, les légumes, les machines à laver.

Entrée à l'OMC en mai 2008, l'Ukraine a vu son déficit commercial se creuser de plus de 50% en 2011, pour s'établir à 10,8 milliards de dollars. Kiev avait alors déjà menacé de bloquer ses importations de voitures, pour améliorer ses termes de l'échange.

Par la voix du commissaire Karel De Gucht, qui a reçu le vice-premier ministre ukrainien Valeriy Khoroshkovsky, le 24 septembre à Bruxelles, l'UE a réclamé à l'Ukraine la plus grande prudence, avertissant du risque d'un tel mouvement pour le commerce mondial et pour l'accord de libre-échange conclu fin 2011, dans le cadre plus large d'un accord d'association. Un accord paraphé en mars 2012, mais qui n'a toujours pas été signé depuis, en raison de désaccords au plan politique.

M. Khoroshkovsky a promis lundi que l'Ukraine « travaillait en conformité avec les règles de l'OMC et n'allait en aucune façon leur porter atteinte ». « On nous a demandé de dire comment nous avions l'intention de procéder à l'avenir, parce que, pendant la crise, toute mesure protectionniste est encore plus alarmante. À ce jour, nous n'avons violé aucun règlement, ce qui a été confirmé par le commissaire De Gucht, et nous agissons conformément à l'article 28, et en ce sens, il ne peut y avoir de réclamations directes », a expliqué à la presse le ministre ukrainien, relayé par le quotidien ukrainien Kyiv Post, mardi 25 septembre.

Comme l'UE et les États-Unis, d'autres pays membres de l'OMC ont fait part de leurs inquiétudes à Genève. Les pays membres ont 90 jours pour examiner la requête de l'Ukraine et soumettre leurs vues. (EH)

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