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Bulletin Quotidien Europe N° 10696
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INSTITUTIONNEL / (ae) france

Bernard Cazeneuve pour une Europe plus intégrée politiquement

Bruxelles, 25/09/2012 (Agence Europe) - Le ministre français des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, a souligné, que contrairement à ce qui est souvent dit, la France n'était pas opposée à une intégration politique pourvu que cette démarche s'accompagne d'une solidarité économique accrue, lundi 24 septembre. « Nous sommes favorables à l'union politique », a-t-il précisé lors d'une conférence organisée par European policy center. Et d'ajouter: « Nous sommes plus unionistes que beaucoup de nos partenaires. L'Union ne se décrète pas. C'est comme l'amour, il ne faut pas que le déclarer, il faut le prouver. Nous le prouvons davantage que nous le déclarons. » Il a d'ailleurs souligné que Paris avait été la première capitale à demander plus d'union politique et monétaire, une supervision bancaire unique. La France est aussi « à la pointe » sur les ressources propres du budget européen avec sa demande de créer une taxe sur les transactions financières.

Le ministre s'est dit favorable à plus d'intégration des décisions politiques afin d'« aboutir à des partages de souveraineté, et pourquoi pas, si le projet a du souffle, de la force et de la cohérence à des transferts de souveraineté ». Cependant, l'UE doit d'abord aller au bout des traités déjà adoptés pour « faire dans l'urgence ce qui doit être fait », pour affronter la crise de la dette souveraine dans l'Eurozone.

Plus de solidarité. M. Cazeneuve a aussi appelé à une plus grande solidarité pour surmonter la crise. « La solidarité est aussi inéducable que la monnaie unique est irréversible », a-t-il expliqué.

Le ministre a précisé qu'il essayerait, courant 2013, de publier un livre sur l'Europe et la vision que l'on a de l'Europe en France. À ce titre, il s'entretiendra avec les think tank afin de « réfléchir, de croiser les regards » pour apporter une contribution à la campagne des élections européennes de 2014. « L'Europe n'est pas un problème, c'est une solution. Il appartient à ceux qui ont une responsabilité de le montrer », a-t-il conclu. (CG)

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