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Bulletin Quotidien Europe N° 10696
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SOCIAL / (ae) social

Mobilisation générale en Grèce contre une austérité 'imposée'

Bruxelles, 25/09/2012 (Agence Europe) - Après des défilés massifs au Portugal et en Espagne, c'est au tour de la Grèce de se préparer à une vague de contestation qui déferlera dans les rues athéniennes mercredi 26 septembre. Les principaux syndicats, privés et publics, ont en effet annoncé la tenue d'une grève générale de 24 heures contre les plans d'austérité et les réformes du marché de travail et de la sécurité sociale. Depuis une dizaine de jours déjà, de nombreuses grèves sectorielles (fonctionnaires de police, juges) sont organisées.

Les deux principaux syndicats grecs ADEDY (Confédération des syndicats des fonctionnaires publics) et GSEE (Confédération générale des travailleurs grecs) ont appelé à une grève nationale, mais les chefs de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) ne devraient pas voir les Grecs défiler puisqu'ils ont quitté Athènes ce week-end. Si la Commission n'y voit qu'une courte pause, avec leur retour à la fin de cette semaine, pour la majorité des commentateurs c'est le signe d'un désaveu des lenteurs avec lesquelles le gouvernement du Premier ministre, Antonis Samaras, élabore les derniers points d'une nouvelle cure d'austérité et de réformes du système de pensions.

Les raisons invoquées par les syndicats pour justifier ce mouvement sont liées aux nouvelles exigences de la troïka d'introduire des mesures supplémentaires visant l'assainissement budgétaire de l'État grec. Certaines de ces exigences font partie du débat public, notamment le projet de faire passer l'âge du départ légal à la retraite de 65 à 67 ans, alors que d'autres se fondent sur la crainte de mesures ultérieures encore non confirmées. Dans une déclaration commune, les deux syndicats se basent en effet sur la fuite d'une lettre confidentielle attribuée à la troïka qui aurait demandé aux autorités grecques de préparer une nouvelle réduction du salaire minimum, ainsi que le passage à une semaine de travail de six jours.

Par ailleurs, les syndicats dénoncent que c'est « l'entièreté de la législation du travail du pays qui est détruite, tout comme les droits du travail durement acquis sont brisés et le marché du travail est mis dessus-dessous pour apaiser l'obsession néo-libérale de la 'compétitivité' ». Pour eux, aucune des solutions proposées jusque-là n'a réussi à atteindre le moindre des objectifs fixés pour rendre la dette souveraine de la Grèce gérable. Ces solutions n'ont fait que « propulser le pays à un rythme exponentiel vers l'effondrement économique et social et l'instabilité politique, alors qu'une crise humanitaire est imminente ». (JK)

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