Bruxelles 19/09/2012 (Agence Europe) - Le roi du Maroc, Mohammed VI, appelle à la création d'une Communauté euroméditerranéenne de l'énergie. S'adressant en fin de semaine écoulée à la conférence 'Les défis énergétiques dans l'espace euro-méditerranéen', organisée conjointement par le parlement de son pays et l'Association parlementaire de la Méditerranée (parlements nationaux des deux rives), il a appelé à « la réalisation d'un développement intégré du secteur énergétique » en Méditerranée, Nord et Sud. « Assurer la sécurité énergétique » de toute la région passerait par un « développement durable et équilibré sur les deux rives » et une « intégration régionale efficace », a-t-il dit, rapporte la presse locale.
Il propose d'instaurer un 'Groupe euroméditerranéen sur l'énergie' qui travaillerait à cette intégration. Les pays de la rive nord de la Méditerranée ont intérêt, a dit le souverain, à compter avec les pays de la rive sud s'ils veulent tenir leurs « engagements fermes (…) à développer un système énergétique varié ». Au Maroc, ce « choix stratégique » est fait en faveur des énergies renouvelables. D'autant que le royaume « dispose de ressources énergétiques renouvelables éoliennes et solaires de qualité supérieure, ainsi que des conditions appropriées pour leur exploitation, qu'il s'agisse du foncier ou des infrastructures électriques et hydrauliques ». Et d'ajouter: « Notre objectif est que les énergies renouvelables puissent couvrir d'ici à 2020, plus de 40 % des besoins du Maroc dans le cadre de partenariats fructueux entre les secteurs public et privé. »
C'est tout le marché euroméditerranéen qui est visé à travers cette « intégration régionale efficace ». Et le roi du Maroc d'ajouter: « Nous espérons voir traduire cette convergence des objectifs en un agenda stratégique d'intérêt mutuel, à travers la mise en place d'un cadre institutionnel, qui garantisse la mise en concordance des législations issues des parlements de l'espace euroméditerranéen. Cette démarche devrait permettre d'attirer les investissements publics et privés, et inciter les institutions financières à s'impliquer dans le financement des énergies renouvelables. » (FB)