Bruxelles, 18/09/2012 (Agence Europe) - Après la France et l'Italie, la Grèce et Chypre deux des six pays européens riverains de la Méditerranée, apportent leur soutien à la réactivation de l'Union pour la Méditerranée.
Le ministre grec, recevant le 13 septembre à Athènes, le secrétaire général de l'UpM, promet d'en faire un des dossiers de premier plan de sa Présidence de l'UE, durant le premier semestre 2014. Dimitris Avramopoulos a affirmé que la politique méditerranéenne sera « au cœur de nos activités dès le 1er janvier 2014 ». La Grèce, a-t-il indiqué à Fathallah Sijilmassi, cherchera à établir avec le secrétariat général de l'UpM une « forte collaboration, en particulier dans ses propres centres d'intérêt », à savoir « les énergies renouvelables, l'environnement, l'eau, le tourisme et le transport maritime ».
Chypre s'engage également à soutenir la dynamisation de l'UpM. Son ministre des affaires étrangères, Mme Kozakou-Marcoullis, a déclaré, au terme d'un entretien à Nicosie avec M. Sijilmassi, vendredi 14 septembre, que son pays demeure un « puissant avocat » de cette structure commune à 43 pays de l'UE et du pourtour méditerranéen et cela « dès ses débuts ».
Il a promis que Chypre s'emploiera durant sa Présidence à promouvoir au sein de l'UE la plus-value unique que représente l'UpM, regrettant toutefois que la Turquie ait tout fait pour qu'aucune réunion ministérielle ne puisse avoir lieu au cours de ce deuxième semestre de l'année. Cette absence a marqué la récente réunion des ministres de l'économie et des finances. « J'ai exprimé notre regret que, en raison des objections turques, le calendrier de l'UpM sera vide d'événements jusqu'à fin 2012. (...) Les efforts chypriotes pour la relance du processus euro-méditerranéen (durant ce semestre) n'ont pas abouti », a-t-il reconnu. (FB)