Bruxelles, 18/09/2012 (Agence Europe) - Les partenaires sociaux européens du secteur de la pêche demandent à la Commission européenne une « assistance financière exceptionnelle » pour les pêcheurs et les armateurs affectés par le mauvais accord signé entre l'UE et la Mauritanie fin juillet. C'est un accord qu'ils rejettent, jugeant qu'il risque aujourd'hui « de détruire » une large part du secteur de la pêche de l'UE.
Après une opposition franche exprimée par une délégation d'armateurs européens (EUROPE nº10682), c'est au tour des partenaires sociaux de dénoncer cet accord qui est déjà entré provisoirement en vigueur depuis le 1er août. Il doit encore être avalisé par le Conseil et le Parlement européen. Dans une lettre adressée à la commissaire Maria Damanaki (Affaires maritimes et Pêche), jeudi 13 septembre, les partenaires sociaux s'étonnent des conditions d'accès, jugées très défavorables, aux eaux mauritaniennes pour les pêcheurs des segments de la pêche pélagique et démersale, alors que la Commission a été en mesure d'assurer un protocole bénéfique pour les thoniers.
Ainsi, c'est tout un secteur de la pêche européenne et ses nombreux emplois qui sont menacés. Cet accord va « inutilement anéantir une partie importante du secteur de la pêche de l'UE, qui ne sera plus en mesure de maintenir des emplois et fournir des aliments à haute valeur nutritive pour les peuples du monde qui en ont un besoin impérieux », préviennent-ils. Dans ces circonstances, « les partenaires sociaux européens sollicitent la Commission pour assurer aux pêcheurs et aux armateurs affectés par l'accord une aide financière exceptionnelle de la part de l'UE ». Par la suite, afin de trouver un compromis qui garantirait des « conditions acceptables » pour la pêche dans les eaux de la Mauritanie, les partenaires sociaux demandent à ce qu'un dialogue soit mis en place avec Mme Damanaki. (JK)