Bruxelles, 18/09/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne a annoncé, mardi 18 septembre, qu'elle allait lancer, avec le secteur des entreprises et celui de la recherche universitaire, un partenariat public-privé (PPP) dans le domaine de la robotique, afin d'aider les sociétés implantées en Europe à augmenter leurs parts sur le marché mondial de la robotique, estimé à 15,5 milliards d'euros par an. Des représentants de constructeurs européens et d'instituts de recherche (Bernd Liepert, PDG de KUKA AG et président de EUROP -European Robotics Platform-, et Herman Bruyninckx, professeur à l'Université Catholique de Louvain et coordinateur au sein de EURON -European Robotics Research Network), ont signé ce jour, aux côtés de la commissaire responsable de la stratégie numérique, Neelie Kroes, un protocole d'accord qui représente une première étape sur la voie du lancement du PPP, prévu pour 2013. Pour la Commission, le futur PPP renforcera le secteur européen de la robotique de l'UE. « L'existence d'un solide secteur de la robotique est essentielle pour la compétitivité future de l'Europe. En le développant, nous allons créer des emplois et renforcer l'industrie manufacturière européenne » a déclaré la commissaire Kroes.
La robotique est l'un des moteurs de la croissance et de la compétitivité européennes. Pour un million de robots industriels construits et installés, ce sont trois millions d'emplois qui ont été créés ou préservés dans le monde. L'Europe obtient d'excellents résultats, puisque son industrie fournit environ un quart de la production mondiale de robots et couvre 50% des parts de marché de la robotique de services et professionnelle. Selon la Commission, les marchés de la robotique de services domestiques et professionnelle devraient connaître une croissance de 40% dans les années à venir, les progressions les plus spectaculaires étant attendues en robotique de sauvetage et des applications de sécurité et de nettoyage. D'ici à 2020, le marché de la robotique de services pourrait représenter plus de 100 milliards d'euros par an. Le partenariat vise à: 1) établir des objectifs stratégiques pour la robotique européenne et encourager leur mise en œuvre ; 2) améliorer la compétitivité industrielle de l'Europe au moyen de technologies robotiques innovantes ; 3) fournir des produits et services robotiques qui contribueront à répondre aux défis sociétaux auxquels l'Europe est confrontée ; 4) renforcer les activités de mise en réseau de la communauté européenne de la robotique ; 5) promouvoir la robotique européenne ; 6) établir des liens avec les marchés et les utilisateurs actuels et nouveaux ; 7) contribuer au développement de la politique et traiter des questions éthiques, juridiques et sociétales.
La Commission a financé plus de 120 projets de recherche dans le domaine de la robotique pour un montant d'environ 600 millions d'euros au cours des cinq dernières années. Elle soutient également la recherche et l'innovation en robotique au moyen de programmes-cadres de financement et a formulé une proposition relative au programme cadre pour l'innovation et la recherche 'Horizon 2020' pour la période 2014-2020, actuellement examinée par le Parlement européen et le Conseil des ministres. Selon une récente étude Eurobaromètre, les citoyens européens ont, pour les deux tiers d'entre eux (70%), une opinion positive vis-à-vis des robots. La plupart des personnes interrogées estiment que les robots « sont nécessaires, car ils effectuent des tâches qui sont trop difficiles et trop dangereuses pour les humains » et qu'ils sont « bénéfiques pour la société, car ils aident les gens ». (IL)