Bruxelles, 18/09/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne a terminé la septième révision du programme d'assistance de l'UE et du FMI en faveur de l'Irlande et a annoncé, mardi 18 septembre, le versement de 1 milliard d'euros pour ce pays. Une enveloppe supplémentaire de 0,7 milliard d'euros devrait également être décaissée par les donateurs bilatéraux de l'UE. Cela portera le financement total de l'UE versé jusqu'à présent à l'Irlande à environ 36,6 milliards d'euros (33,8 milliards d'euros au titre du FESF, le Fonds européen de stabilité financière, et 2,8 milliards d'euros des donateurs bilatéraux de l'UE) depuis le lancement du programme, à la fin 2010.
La Commission a adopté aussi un document de travail évaluant le programme de mise en œuvre, ainsi que les perspectives et les risques. Ce document souligne que la solide expérience de mise en œuvre des politiques en Irlande se poursuit, en dépit d'un contexte interne et externe difficile. Le déficit budgétaire pour 2012 devrait se situer à l'intérieur du plafond du programme (8,6% du PIB) ; des progrès ont été réalisés en vue de restaurer le système bancaire du pays afin qu'il puisse soutenir l'économie, et d'importantes réformes structurelles sont mises en œuvre, selon ce rapport de la Commission. Compte tenu de cette bonne performance et de la déclaration du 29 juin des chefs d'État et de gouvernement de la zone euro (reconnaissant la nécessité de rompre le cercle vicieux entre banques et fonds souverains et demandant à l'Eurogroupe d'examiner la situation du secteur financier irlandais), le sentiment du marché envers l'Irlande s'est considérablement amélioré au cours des derniers mois, comme en témoigne une baisse marquée des rendements obligataires irlandais, ce qui a permis à l'Irlande de retourner sur les marchés obligataires au cours de l'été.
La Commission note toutefois des défis importants à relever pour l'économie irlandaise. Il s'agit notamment du déficit budgétaire, qui est « encore important », le taux de chômage à long terme du pays, qui est de plus en plus élevé, et l'importante 'fausse dette' du secteur privé. Le document de travail admet que la réussite du programme reste soumise à d'importants risques, y compris les incertitudes continues en ce qui concerne dans les perspectives de croissance des partenaires commerciaux - et l'impact de ces incertitudes sur la trajectoire budgétaire - et la complexité des réformes en cours du secteur financier dans un contexte de forts liens entre banques et fonds souverains. (LC)