Bruxelles, 13/09/2012 (Agence Europe) - Les eurodéputés ont validé mercredi 12 septembre de nouvelles règles sur les droits des victimes de crimes dans l'UE, celles-ci devant bénéficier des mêmes standards de droits partout dans l'UE (sauf au Danemark qui a choisi l'opt-out), notamment une évaluation de leurs besoins spécifiques, des services de soutien gratuits, tels qu'une aide psychologique, ou encore le droit à la traduction et interprétation, indique un communiqué. La proposition de directive, adoptée par 611 voix pour, 9 contre et 13 abstentions, vise à garantir que pour tout crime - vol avec violence, vol qualifié, agression, viol, harcèlement, crime motivé par la haine, attentat terroriste, ou traite des êtres humains - et quel que soit l'endroit où il est commis dans l'UE, toutes les victimes jouissent des mêmes droits de base au cours de la procédure pénale, soient traitées avec respect et dignité, et aient accès au service de soutien des victimes, à la justice et à une indemnisation, poursuit le PE.
En vertu du texte, toutes les victimes seront soumises, le plus tôt possible, à une évaluation individuelle de leurs besoins spécifiques. L'évaluation serait basée sur des caractéristiques personnelles telles que l'âge, le sexe, la race, la religion, l'orientation sexuelle, la nature et les circonstances de l'acte. Les évaluations individuelles devraient être menées à plusieurs reprises durant la procédure pénale en prenant en compte tout changement de situation de la victime.
La directive contraindra en outre les États membres à veiller à ce que la victime et les membres de sa famille aient gratuitement et facilement accès à des services d'aide confidentielle aux victimes (par exemple un soutien psychologique) dès la survenue du préjudice, pendant et après l'enquête et le procès, et quel que soit le lieu où l'infraction a été commise. Des services d'aide spécialisés devraient également être mis sur pied pour les victimes qui ont des besoins spécifiques, telles que les victimes de violences basées sur le genre ou les enfants.
Enfin, les victimes devront également être informées de leurs droits, soit oralement, soit par écrit, dans une langue qu'elles comprennent. Des services d'interprétation et de traduction seront disponibles en vue de garantir qu'elles puissent participer activement à la procédure pénale (interrogatoires et audiences) dans leur propre langue, dit encore le communiqué. (SP)