Strasbourg, 13/09/2012 (Agence Europe) - Le Parlement européen a appelé, jeudi 13 septembre, le Conseil « à envisager l'élargissement de la portée de ses mesures restrictives aux entités et aux groupes extérieurs qui apportent incontestablement un soutien financier et opérationnel essentiel aux autorités syriennes ou y contribuent », soutenant les efforts consentis pour accroître la pression sur le régime. Dans une résolution commune, les députés ont souligné que l'UE « doit être prête à adopter de nouvelles mesures » et à continuer d'explorer, au sein du Conseil de sécurité des Nations unies (UNSC), « toutes les options entrant dans le cadre de la responsabilité de protéger ». Les parlementaires ont aussi appelé la Haute représentante à exercer une pression diplomatique « réelle » sur la Chine et la Russie afin qu'une résolution soit votée au UNSC.
Le Parlement demande aussi à l'UE et aux États membres d'aider l'opposition à poursuivre son unification avec « l'objectif de créer une alternative crédible au régime » et de discuter avec elle et les voisins de la Syrie pour préparer une transition pacifique menant à la démocratie. Les députés soutiennent des refuges « sûrs » le long de la frontière avec la Turquie et la création de corridors humanitaires et invitent la Haute représentante à intensifier ses discussions avec les partenaires de l'UE sur leur mise en place. Le Parlement appelle aussi à un soutien international accru en termes d'aide humanitaire, dans les pays voisins, mais aussi au sein de la Syrie et souligne l'importance de trouver une réponse durable à la crise humanitaire. Les élus invitent l'Union à prendre les « mesures appropriées » pour faire face à un afflux éventuel de réfugiés dans ses États membres.
Comme à plusieurs reprises, les députés appellent « tous les acteurs armés à mettre immédiatement un terme aux violences », qu'ils condamnent, et à un cessez-le-feu dès que possible. Ils ont fait part de leur crainte de voir le conflit et la violence sectaire se militariser encore davantage, et redoutent l'extension du conflit à d'autres pays de la région. Le Parlement condamne aussi « l'intention exprimée par le régime syrien d'utiliser des armes chimiques pour se protéger des 'menaces terroristes externes'». (CG)