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Bulletin Quotidien Europe N° 10688
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) mer

Initiatives pour stimuler les emplois dans l'économie bleue

Bruxelles, 13/09/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne a identifié, dans une communication adoptée jeudi 13 septembre, cinq domaines dans lesquels des efforts supplémentaires au niveau de l'UE pourraient stimuler la croissance à long terme et procurer des emplois durables dans l'économie bleue, comme l'énergie marine, les ressources minérales marines, le tourisme ou la biotechnologie bleue. Pour chacune des cinq activités mises en évidence, la Commission procèdera à un examen des solutions stratégiques possibles et envisagera de nouvelles initiatives.

Énergie bleue. La Commission adoptera en 2013 une communication sur les énergies renouvelables marines. Elle compte évaluer les solutions possibles pour donner à l'industrie la confiance nécessaire pour investir dans les énergies renouvelables marines, en tenant compte du cadre fourni par le plan stratégique pour les technologies énergétiques.

Les énergies marines peuvent rendre l'exploitation des ressources énergétiques européennes plus efficace, réduire au minimum les exigences du secteur de la production d'électricité en matière d'utilisation du sol et faire baisser les émissions de gaz à effet de serre de l'Europe (d'environ 65 millions de tonnes de CO2 en 2020). L'éolien en mer pourrait absorber 4 % de la demande d'électricité de l'UE d'ici à 2020 et 14 % d'ici à 2030, ce qui représenterait 170 000 emplois en 2020, puis 300 000 emplois en 2030. D'autres technologies de production d'énergie renouvelable en mer en sont encore à un stade peu avancé de développement: usines marémotrices, dispositifs houlomoteurs (énergie des vagues et des courants), conversion de l'énergie thermique des océans. L'exploitation commerciale des technologies de production d'énergie bleue nécessitera des investissements dans les raccordements au réseau et dans la capacité de transport, explique la Commission.

Aquaculture. La Commission suggère de travailler en coopération avec les États membres pour établir des bonnes pratiques et élaborer d'un commun accord des orientations stratégiques pour l'aquaculture dans l'UE, à adopter au début de 2013. Plus de 90 % des entreprises aquacoles de l'UE sont des PME, qui fournissent quelques 80 000 emplois. L'aquaculture peut se développer en offrant plus de marchandises de qualité aux consommateurs désireux de pouvoir se procurer des produits frais et sûrs, parmi lesquels figurent de plus en plus les produits obtenus selon un mode de production durable ou selon les règles de production biologique. En outre, elle peut aider les communautés côtières à diversifier leurs activités tout en allégeant la pression exercée par la pêche, contribuant ainsi à la préservation des stocks de poissons, rappelle la Commission.

Tourisme. La Commission propose de déterminer comment le tourisme maritime et côtier peut contribuer plus avant à la croissance économique et fournir des emplois moins précaires, tout en améliorant sa viabilité environnementale. Une analyse d'impact sera effectuée et sera suivie d'une communication en 2013.

Ressources minérales marines. Il convient de déterminer comment l'industrie européenne peut devenir compétitive dans l'extraction des minéraux des fonds marins et comment garantir au mieux que cette activité ne prive pas les générations futures des bénéfices d'écosystèmes jusqu'à présent intacts. Une analyse d'impact, suivie d'une communication, sera présentée en 2014. D'ici à 2020, 5 % de la quantité mondiale de minéraux, y compris le cobalt, le cuivre et le zinc, pourraient provenir des fonds marins. Ce chiffre pourrait passer à 10 % d'ici à 2030. Le chiffre d'affaires annuel mondial de l'exploitation minière marine pourrait passer de pratiquement zéro à 5 milliards d'euros dans les 10 prochaines années et atteindre jusqu'à 10 milliards d'euros d'ici à 2030. Il se pourrait que l'extraction des minéraux dissous, tels que le bore ou le lithium, dans l'eau de mer devienne économiquement réalisable. Les gisements les plus prometteurs concernent les sulfures métalliques qui émergent des gisements de minerai hydrothermaux (tels que les «fumeurs noirs») des zones volcaniques.

Biotechnologie bleue. La Commission est d'avis qu'il faut trouver des solutions permettant à la biotechnologie bleue d'exploiter la diversité de la vie marine. Une analyse d'impact, suivie d'une communication, sera présentée en 2014. Le taux d'emploi dans le secteur reste relativement faible en Europe. À très court terme, le secteur devrait devenir un marché de niche orienté vers des produits à haute valeur ajoutée destinés aux secteurs de la santé, des cosmétiques et des biomatériaux industriels. D'ici à 2020, il pourrait évoluer vers un marché de taille moyenne, réalisant son expansion grâce à la production de métabolites et de composés primaires (lipides, sucres, polymères, protéines) à destination de l'industrie de production de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux et de l'industrie chimique. Dans une troisième phase, d'ici environ 15 ans et sous réserve des avancées technologiques réalisées, le secteur de la biotechnologie bleue pourrait approvisionner des marchés de produits de masse, tout en fournissant une série de produits spécialisés à haute valeur ajoutée. (LC)

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