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Bulletin Quotidien Europe N° 10686
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) femmes

Triste tableau de la présence féminine dans les services

Bruxelles, 11/09/2012 (Agence Europe) - Les députés européens attirent l'attention sur les conditions de travail dans le secteur des services, segment qui compte majoritairement des femmes. Ils ont adopté un rapport, mardi 11 septembre, qui relève toutes les problématiques auxquelles sont confrontées les femmes dans ce domaine. Pour le rapporteur Iratxe García Pérez (S&D, espagnole): « il ne faut pas permettre que la crise économique mette à mal les conditions de travail, parce que, sur le marché du travail, cela frappe les personnes plus vulnérables, et surtout les femmes » a-t-elle plaidé lors du débat précédant le vote.

Huit travailleuses sur dix sont actives dans le secteur des services contre moins de 6 hommes sur 10. Mais il est frappant de constater que les femmes se concentrent uniquement sur une dizaine de métiers dans le secteur des services: il s'agit, par exemple, de vendeuses, aides ménagères, employées de bureau ou d'hôtellerie, infirmières. Pour les députés, c'est le résultat d'une ségrégation horizontale « qui obéit à des stéréotypes bien ancrés dans la société », peut-on lire dans le rapport. Les parlementaires déplorent également une ségrégation verticale, ce fameux plafond de verre qui empêche les femmes d'accéder à des postes à hautes responsabilités. En effet, bien que 60% des diplômés universitaires soient des femmes, elles peinent à accéder à des postes de décision dans la sphère économique (elles sont 13,7% dans les conseils d'administration). Les députés demandent que ce 'plafond de verre' disparaisse dans l'administration publique.

Aussi, le rapport souligne que les femmes gagnent toujours 17,1% de moins que les hommes. Pour Mme Pérez, cet écart salarial « doit absolument être abordé par la Commission et les États membres, il faut y travailler pour réduire cet écart ». Enfin, la flexibilité des horaires semble se généraliser dans les postes occupés par des femmes dans le secteur des services. Or, la rapporteuse s'en inquiète, car « flexibilité ne veut pas dire que c'est l'entreprise qui décide des conditions de travail », a-t-elle déclaré lors du débat. (MD)

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