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Bulletin Quotidien Europe N° 10686
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Plusieurs pays veulent agir pour l'irrigation des terres

Nicosie, 11/09/2012 (Agence Europe) - Plusieurs ministres ont demandé d'améliorer les instruments d'aides pour l'irrigation, lors du débat du Conseil Agriculture informel sur l'abandon des terres et la pénurie d'eau, mardi 11 septembre à Nicosie (Chypre). La Commission européenne s'est dite prête à améliorer ses propositions pour tenir compte de cette requête.

Plusieurs pays, comme l'Espagne, le Portugal et la France ont préconisé une amélioration des mesures permettant des investissements dans l'irrigation. L'Espagne a demandé de ne pas limiter les investissements dans l'irrigation (il existe actuellement des seuils à respecter dans le cadre des programmes de développement rural). Pour la France, les mesures d'irrigation sont un moyen de lutter contre l'urbanisation. Paris a appelé à une initiative de l'UE contre l'artificialisation des terres (utilisation des terres à d'autres fins qu'agricoles, comme l'urbanisation). Pour le Portugal, l'eau est un facteur limitant qu'il convient de réguler. Il faut, selon ce pays, trouver des méthodes pour gérer l'eau entre l'hiver et l'été.

Le commissaire Dacian Ciolos a demandé à ses services de travailler avec la Présidence chypriote et les enceintes techniques du Conseil, ainsi qu'avec le PE, pour « améliorer les conditions proposées concernant le soutien aux investissements dans l'irrigation, en distinguant mieux les cas problématiques et non problématiques ». Il a admis que certains pays trouvaient les mesures proposées insuffisantes.

Biotechnologie. L'Espagne a dit que les biotechnologies offrent des variétés agricoles mieux adaptées aux caractéristiques des sols, notamment lorsque ceux-ci sont fortement dégradés. La Bulgarie a soutenu aussi cette idée. Pour l'Espagne encore, il convient de limiter les effets des catastrophes naturelles par la mise au point de nouvelles variétés (sylviculture).

Verdissement. Pour la Pologne, il faut soutenir les agriculteurs afin qu'ils gèrent au mieux les ressources en eau. Les petites exploitations, qui sont plus vertueuses, devraient être considérées comme 'vertes'. Varsovie a aussi critiqué le pourcentage de verdissement proposé (30%) des aides directes.

Le Danemark a dit que le statu quo n'était pas une option. Ce pays a évoqué le besoin d'une meilleure gestion de l'eau en termes de quantité et de qualité (pureté), un thème repris aussi par l'Autriche. L'Allemagne a insisté sur le fait que la gestion de l'eau concerne toute la société et elle a insisté sur le besoin de mieux informer et former les agriculteurs sur ces problèmes. Ce point a aussi été soulevé par la Finlande et la Slovénie. Pour l'Allemagne, il faut que les régions aient la possibilité de décider des mesures à mettre en œuvre. Le Royaume-Uni a dit qu'il faudra adapter les exploitations aux effets du changement climatique, notamment grâce aux mesures d'innovation. Ce pays a mentionné le fait que le budget de la PAC pour 2014-2020 risquait d'être revu à la baisse.

La PAC d'après-2013 est axée sur la notion de triple performance (durable sur le plan économique, environnemental et social), a dit M. Ciolos. Selon lui, on ne peut pas parler de performance agricole sans prendre en compte ces trois aspects. Il propose d'améliorer la performance environnementale de l'agriculture européenne avec: - un système de conditionnalité renforcé ; - un paiement direct "vert" ; - une politique de développement rural mieux ciblée; - une valorisation de la recherche appliquée.

Sur le verdissement, M. Ciolos a dit que dans les 7% de surfaces d'intérêt écologique, on peut avoir des surfaces qui, même maintenant, ne sont pas cultivées mais font partie de l'exploitation, comme les surfaces couvertes par des arbres, des arbustes, des surfaces qui incluent des bandes enherbées autour des parcelles, certaines végétations sauvages. Toutes ces végétations, les agriculteurs n'auront pas besoin de les modifier pour les rendre éligibles à l'aide directe de l'UE. Ces surfaces seront comptées dans les 7%. M. Ciolos est d'accord pour qu'une partie de ces 7% puisse être gérée de manière collective par plusieurs exploitations sur une certaine zone. Il est apparu ouvert aussi à l'idée de faire un lien entre la surface d'intérêt écologique et la surface dans une exploitation cultivée avec des cultures qui ont un apport positif d'azote sur la fertilité des sols. Il y a enfin le dispositif d'équivalence entre des mesures agro-environnementales et les mesures de verdissement. Pour qu'une exploitation soit certifiée, ces mesures environnementales devront couvrir toutes les exploitations et avoir un impact au moins similaire aux mesures de 'greening'. (LC)

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