Bruxelles, 13/07/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE Catherine Ashton sera en Égypte mercredi 18 et jeudi 19 juillet pour rencontrer le nouveau président Mohammed Morsi, le ministre des Affaires étrangères, mais aussi des organisations de la société civile dont des associations de femmes. « L'objectif de l'UE pour l'Égypte est de continuer dans cette phase de formation du gouvernement. Nous savons que ce n'est pas facile dans ce contexte de former un gouvernement. (…) Nous tenons beaucoup à insister sur cela », a précisé un haut fonctionnaire européen. Les défis économiques et politiques, dont la stabilité du pays, seront aussi au cœur des rencontres. « Il n'y a pas de tourisme, pas d'investissement s'il n'y a pas de stabilité régionale », a précisé ce fonctionnaire.
Vendredi 13 juillet, le représentant spécial pour le sud de la Méditerranée, Bernardino Leon, a souligné que les pays du « printemps arabe », dont l'Égypte, ont besoin d'attirer des investissements, des touristes, ce qui nécessite l'aide de la communauté internationale. « L'UE est le principal partenaire des États et des partis pour partager ces défis », a-t-il expliqué. M. Leon a ajouté que l'Union travaille sur le lancement d'une 'task force' avec le Caire, précisant qu'en plus de la société civile, la participation du secteur privé est prépondérante car « le plus important, c'est l'économie ». Cette 'task force' sera plutôt axée sur le social et doit aider l'Égypte à exporter plus, à créer des emplois, de l'investissement, à soutenir les petites et moyennes entreprises, le tourisme, a précisé un haut fonctionnaire européen, rappelant que l'UE et le marché européen sont les partenaires les plus importants de l'Égypte. « Nous avons une responsabilité accrue », a-t-il ajouté.
Ce haut fonctionnaire a précisé qu'il est important de soutenir financièrement l'Égypte car le pays joue un rôle important dans le monde arabe, avec des effets sur de nombreux pays de la région. « Il faut assurer le paquet du fonds monétaire international (FMI) et organiser le plus rapidement possible la 'task force' avec l'Égypte », a-t-il expliqué. L'Union européenne va aider financièrement le pays dans le cadre de la task force. « L'UE considère que, compte tenu de la situation économique si difficile, il est important de faire un effort important du point de vue des dons », a-t-il expliqué. Il a précisé que l'UE va participer au fonds international, « un paquet qui sera certainement principalement sous forme de prêts ». En plus de l'UE, la Banque mondiale, des institutions financières régionales ou encore les États Unis pourraient, participer à ce paquet d'aide. (CG)