Bruxelles, 13/07/2012 (Agence Europe) - Alors qu'Athènes planchait vendredi 13 juillet sur de futures coupes budgétaires (estimées à 11,5 milliards d'euros, selon l'AFP) sous le regard attentif de ses créanciers institutionnels (BCE, CE, FMI, mieux connus sous le nom de 'troïka'), la patronne du FMI, Christine Lagarde, déclarait à la chaîne CNBC qu'il était « prématuré de discuter d'extension » de délai.
Simon O'Connor, le porte-parole d'Olli Rehn, commissaire chargé des Affaires économiques et monétaires, a pour sa part estimé qu'il fallait attendre les résultats de la prochaine mission de la 'troïka' à Athènes, où elle est attendue pour le 24 juillet, avant de se prononcer notamment sur des éléments de calendrier. Cette mission se déroulera dans le cadre « de l'évaluation de la conformité de ce qui est fait par rapport au mémorandum de mise en œuvre du programme », a-t-il indiqué.
Le porte-parole du FMI, Gerry Rice, pointait quant à lui jeudi 12 juillet les retards dans la mise en œuvre du programme d'ajustement budgétaire grec. Lors d'une conférence de presse donnée à Washington, il a déclaré que « certains objectifs ont été atteints, d'autres ont été manqués (…) ». Il a également exclu toute négociation du FMI avec Athènes, tout en laissant la porte ouverte à d'éventuelles discussions sur comment « mieux remplir » les objectifs du programme. Pour le moment, aucune demande grecque n'a été entendue. À l'issue de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, avait précisé que les « possibles requêtes grecques » serait discutées « au plus tard en septembre » (EUROPE n°10652). Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, avait en effet évoqué son intention d'obtenir une extension de délai afin de satisfaire aux conditions imposées par les bailleurs de fonds d'Athènes.
Le nouveau gouvernement grec s'est donc attelé à la tâche en prévoyant pas moins de 11,5 milliards d'économies. Un plan qui devrait être soumis pour approbation mercredi 18 juillet aux trois partis membres de la coalition intergouvernementale, selon l'AFP, pour ensuite être proposé à la 'troïka' lors de sa prochaine mission, le 24 juillet. Si les créanciers institutionnels d'Athènes sont satisfaits de la remise sur les rails du programme, ils pourraient décider de débloquer la prochaine tranche d'aide prévue, dont Athènes a besoin d'ici le 20 août. (EL-stag)