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Bulletin Quotidien Europe N° 10649
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Union politique, Rome et Berlin à l'avant-garde

Bruxelles, 05/07/2012 (Agence Europe) - L'Italie et l'Allemagne se posent à l'avant-garde des pays de l'Eurozone désireux d'approfondir l'union politique, qui implique des transferts de souveraineté à l'échelon européen afin de garantir la stabilité de la monnaie unique. Nos deux pays sont « les plus disposés à un partage de souveraineté au niveau européen si cela signifie avoir des instruments de politique économique plus efficaces », a déclaré le Premier ministre italien Mario Monti mercredi 4 juillet à Rome à l'issue de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, rapporte l'ANSA. La philosophie doit toujours être celle d'avoir, « d'un côté, la responsabilité propre, de l'autre, la solidarité », a estimé Mme Merkel.

La semaine dernière, le Conseil européen a donné mandat à son président Herman Van Rompuy d'approfondir d'ici octobre la réflexion sur le renforcement de l'Union économique et monétaire à travers l'union bancaire, budgétaire et économique (EUROPE n°10645). Cette démarche d'intégration, au moins au niveau de l'Eurozone, se traduira nécessairement par des pouvoirs accrus à la Commission européenne et à la BCE. Cette dernière deviendra notamment d'ici fin 2012 le superviseur unique des banques de la zone euro.

M. Monti a par ailleurs réitéré que l'Italie n'avait pas l'intention de faire appel aux fonds européens de sauvetage. Le sommet de l'Eurozone a réaffirmé que ces fonds interviendraient, en cas d'urgence, sur le marché secondaire de la dette souveraine pour venir en aide aux pays qui font les réformes budgétaires et économiques mais peinent à refinancer leur dette. Cette décision a été prise « à l'unanimité », ont souligné Mme Merkel et M. Monti, coupant court aux réticences qu'ont exprimées après le sommet la Finlande et les Pays-Bas concernant le rachat de dette souveraine par les fonds de sauvetage (EUROPE n°10646).

Déficit. M. Monti a par ailleurs reconnu que le déficit du pays atteindrait 2% du PIB national cette année, au lieu de l'objectif de 1,3% précédemment fixé. « L'Italie s'efforce de parvenir à la stabilité essentiellement en contrôlant ses dépenses et elle aura en 2012 un déficit d'environ 2% du PIB, la moitié de la moyenne de l'UE, et en 2013 elle devrait enregistrer un excédent primaire. C'est la raison pour laquelle elle ne demande pas l'aide » des fonds, a-t-il déclaré. Mme Merkel l'a félicité pour les réformes entreprises en un temps record et malgré la récession. Le mandat de M. Monti court jusqu'au printemps 2013. (MB)

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