Nicosie, 05/07/2012 (Agence Europe) - Le président de la République de Chypre, Dimitris Christofias, a annoncé, jeudi 5 juillet, que son pays souhaitait poursuivre le dialogue avec la Turquie pendant sa présidence semestrielle du Conseil de l'UE en vue trouver une solution à la partition de l'île. Il a regretté la ligne dure tenue par les autorités turques et le leader chypriote turc qui considèrent ces discussions « en vacances » pendant cette présidence semestrielle du Conseil de l'UE. Cette ligne est plus dure, plus intransigeante que par le passé, a-t-il estimé, souhaitant un adoucissement de leurs positions. Or, selon lui, « la Turquie n'a rien à perdre » dans la résolution du conflit.
M. Christofias a critiqué la politique « colonialiste » d'Ankara dans la partie occupée de Chypre précisant que les chypriotes turcs sont inquiets car ils perdent leur identité, de plus en plus de Turcs s'installant sur cette partie de l'île. « 6 000 personnes ont manifesté contre le colonialisme des Turcs », a-t-il noté. Il a également reproché au président truc, Recep Tayyip Erdogan, qui refuse de le rencontrer, d'avoir visité illégalement la partie nord de l'île et de la considérer comme une partie de la nation turque.
L'attitude du gouvernement chypriote serait en revanche beaucoup plus amicale. M. Christofias a souligné que la République de Chypre essayait de rapprocher les citoyens de deux zones, en permettant aux Chypriotes turcs de bénéficier des soins médicaux dans les hôpitaux publics chypriotes grecs. Deux check points supplémentaires ont également été ouverts.
Hydrocarbures. Le président chypriote a rappelé que son pays avait un « droit souverain » à explorer les hydrocarbures dans ses eaux territoriales. Les revenus de l'exploitation de ces hydrocarbures seront partagés entre les deux régions fédérales de Chypre à condition que le problème de la division de l'île soit résolu et que « le système fédéral soit opérationnel ». (CG)