Bruxelles, 05/07/2012 (Agence Europe) - En exercice au second semestre 2012, la présidence chypriote veut faire progresser la politique énergétique de l'UE en particulier en facilitant, si possible, des accords sur le dossier des infrastructures et celui de la sécurisation des activités pétro-gazières offshore. Des dossiers sans aucun doute chers à Chypre, compte tenu de sa situation insulaire et isolée.
La présidence chypriote souhaite en premier lieu faire progresser les négociations au Conseil et avec le Parlement européen pour parvenir si possible à un accord d'ici la fin de l'année sur le paquet législatif relatif aux infrastructures énergétiques transeuropéennes. Préalable à l'achèvement du marché unique de l'énergie d'ici 2014, les interconnexions permettront d'intégrer les États membres aux réseaux transeuropéens d'énergie d'ici à 2015, de garantir la sécurité d'approvisionnement en énergie de l'UE et d'augmenter la part des sources d'énergie renouvelables dans la consommation finale d'énergie, insiste-t-elle dans son programme.
Chypre veut également faire progresser les négociations au Conseil et avec le Parlement européen sur le règlement relatif à la sécurisation des activités offshore qui vise, à la lumière de l'accident de Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique en 2010, à renforcer la préparation et la capacité d'intervention de l'UE et à adopter des bonnes pratiques pour les activités offshore.
La présidence chypriote veut par ailleurs stimuler le débat au Conseil sur le soutien à la pénétration des renouvelables après 2020, sur la base des récentes suggestions de la Commission (EUROPE n° 10628). Sur la base d'une évaluation à venir par la Commission, faisant l'inventaire des obstacles encore existants, la présidence chypriote évaluera les progrès réalisés sur le chapitre du marché intérieur de l'énergie, identifiera les problèmes qui subsistent et fera rapport sur ces travaux au Conseil européen.
Enfin, en matière d'efficacité énergétique, Nicosie poursuivra les négociations sur la proposition de règlement en matière d'étiquetage relatif à l'efficacité énergétique et modifiant le règlement 106/2008 Energy Star, qui permettra de mettre en œuvre l'accord conclu entre l'UE et les États-Unis. (EH)