Les villes européennes reculent au classement mondial des villes les plus chères. D'après une étude du cabinet de conseil Mercer, Tokyo (Japon) est devenue la ville la plus chère du monde devant Luanda (Angola). Elle était en deuxième position l'an dernier derrière Luanda alors en tête. Suivent Osaka au Japon (3ème ; 6ème en 2011), Moscou en Russie (4ème place ; inchangé) et Genève (Suisse), première ville européenne du classement, à la cinquième place. L'étude a comparé le prix de 200 biens et services (logement, transports, habillement, loisirs et alimentation) dans 214 villes du monde. De manière générale, Mercer constate un recul des villes européennes, une flambée du coût de la vie dans certains pays comme en Afrique (ce continent place désormais 20 villes parmi les plus chères du monde) où les services de qualité et les logements sécurisés sont rares. Le recul européen est surtout lié à la chute des devises locales et de l'euro, à cause de la crise de la dette publique. Paris recule ainsi de la 27ème à la 37ème place (elle demeure néanmoins la ville la plus chère de la zone euro), mais aussi Milan, Rome, Stockholm, Vienne, Amsterdam, Helsinki, Prague, Bruxelles, Dublin, Oslo, Helsinki, Copenhague, Madrid, Athènes, Bratislava, Luxembourg, Barcelone, Francfort et Munich. Londres, qui fut jadis une des villes les plus chères du monde, a encore perdu 7 places pour figurer désormais à la 25ème place. Les villes asiatiques sont toujours parmi les plus chères (outre Tokyo et Osaka, se classent également parmi les plus chères Singapour, 7ème, Hong Kong, 9ème, Nagoya, 10ème) suivies des villes brésiliennes de São Paulo (12ème) et Rio de Janeiro (13ème). Les villes de Shanghai et Pékin, respectivement aux 16ème et 17ème places, continuent leur progression du fait de l'inflation locale et de l'appréciation du yuan. L'effet devise est aussi manifeste dans le cas des États-Unis, où toutes les villes progressent au classement, ou de l'Australie. À l'inverse, les villes du Proche-Orient ont perdu du terrain. Deux villes pakistanaises ferment la marche (Islamabad et Karachi) où le coût de la vie équivaut au tiers seulement de celui en vigueur à Tokyo. (IL)