Luxembourg, 26/06/2012 (Agence Europe) - Les sanctions pétrolières contre l'Iran confirmées lundi 25 juin par le Conseil des Affaires étrangères et qui vont entrer en vigueur le 1er juillet vont avoir un impact négatif sur les négociations nucléaires, a déclaré mardi 26 le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast. « Les actions qui vont à l'encontre des accords entre l'Iran et le groupe 5+1 (Royaume Uni, France, États-Unis, Chine, Russie et Allemagne) auront un impact négatif pour aboutir à une solution acceptable à la crise du nucléaire iranien », a-t-il prévenu. Le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a lui précisé que son pays a « l'habitude des sanctions et il n'y a rien de nouveau ». « J'espère que l'Union européenne prendra en compte cela et agira avec plus de raison », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, les sanctions pétrolières européennes, en particulier l'embargo qui entrera officiellement en vigueur le 1er juillet, et les pressions américains pour inciter les acheteurs à réduire leurs importations d'Iran, pèsent déjà lourdement sur le pays. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les exportations pétrolières iraniennes ont chuté de 40% ces six derniers mois, à 1,5 million de barils par jour, et l'Iran stockerait jusqu'à 42 millions de barils de son brut sur des pétroliers pour éviter de réduire sa production.
De son côté, l'Iran dément ces informations. Le ministre iranien du Pétrole, Rostam Ghassemi, a affirmé mardi 26 juin que les exportations n'ont pas beaucoup baissé. Son pays a annoncé une hausse de sa production à près de 3,8 millions de barils par jours et des exportations stables à plus de 2,1 millions de barils par jour. (CG)