Bruxelles, 12/06/2012 (Agence Europe) - Une coordination accrue à l'échelle de l'UE et la diversification des fournisseurs sont, pour le Parlement européen, les clés de la politique énergétique extérieure commune.
Dans une résolution adoptée en plénière mardi 12 juin sur la base du rapport de la socialiste hongroise Edit Herczog sur la coopération entre l'UE et ses partenaires énergétiques, le Parlement européen plaide pour une coordination renforcée entre les États membres et la Commission en matière de relations énergétiques avec les pays tiers, afin de tirer pleinement parti du poids politique et économique de l'UE. Dans ce contexte, il salue la proposition de décision de la Commission établissant un mécanisme d'échange d'informations sur les accords intergouvernementaux conclus entre des États membres et des pays tiers dans le domaine de l'énergie, et insiste sur la valeur ajoutée d'un avis et d'une aide de la Commission pendant le processus de négociation pour garantir la compatibilité des accords intergouvernementaux avec la législation sur le marché intérieur de l'énergie. Un meilleur échange d'informations entre les États membres sur les contrats commerciaux entre leurs énergéticiens et les pays tiers renforcerait la position d'acheteur de l'UE sur le marché international, explique le rapporteur dans son exposé des motifs. Le Parlement plaide aussi pour la négociation, au plan de l'UE, sous mandat du Conseil, d'accords intergouvernementaux ou de projets d'infrastructures dans des cas cruciaux pour la sécurité énergétique de long terme des Vingt-sept.
La résolution milite en outre pour une diversification accrue des sources d'approvisionnement et des itinéraires de transit pour renforcer l'indépendance énergétique de l'UE. Le Parlement demande donc une stratégie politique de l'UE « coordonnée et cohérente » à l'égard des nouveaux fournisseurs d'énergie, qui accorde une attention particulière à l'amélioration des conditions de concurrence au sein de l'UE de manière à permettre à de nouveaux fournisseurs de pénétrer sur le marché européen. Les députés soulignent l'importance d'accélérer les actions à cet égard, tant pour créer de nouveaux corridors de transport dans la région de la mer Caspienne ou dans le bassin méditerranéen que pour renforcer les corridors existants à l'Est, pour atteindre de nouveaux fournisseurs éloignés (Australie, Canada, États-Unis, Amérique latine, Afrique sub-saharienne, Asie centrale…), mais aussi pour accroître la part de gaz naturel liquéfié (GNL) dans l'UE. Le Parlement demande en outre à la Commission de soutenir l'ajout d'une clause dite de sécurité énergétique dans les accords commerciaux et les accords d'association, de partenariat et de coopération conclus avec les pays producteurs et les pays de transit, qui établirait un code de conduite et prévoirait explicitement des mesures à prendre en cas de modification unilatérale des conditions applicables par l'un des partenaires. (EH)