Strasbourg, 12/06/2012 (Agence Europe) - Les députés européens ont apporté leur soutien, mardi 12 juin, à la création du poste de Représentant spécial pour les droits de l'Homme. Pour Cristian Dan Preda (PPE, roumain), « la désignation de ce Représentant signifie que nous voulons renforcer la cohérence de l'UE dans le domaine des droits de l'Homme ».
Richard Howitt (S&D, britannique) a précisé qu'il ne veut pas d'une « nomination politique » mais de « quelqu'un d'irréprochable au niveau des droits de l'Homme, qui s'y connaisse (…) avec une qualification juridique ». Mais son compatriote du groupe PPE Gay Mitchell ne souhaite pas un juriste mais « quelqu'un qui a un cœur bon, du courage, un sens du jugement et politiquement correct et qui recherche la vérité ».
La Haute représentante de l'UE Catherine Ashton a précisé que, contrairement à ce qui était prévu initialement, le mandat de ce Représentant sera de deux ans et demi et non d'un an. « Il faut un mandat long pour aborder des questions de long terme », a-t-elle fait valoir. Si la plupart des députés souhaitent qu'il ait un mandat large (problématique droits de l'Homme/relations avec les pays tiers, accords commerciaux), pour Franz Obermayr (NI, Autriche), la tâche n'incombant qu'à une seule personne, il faut éviter de se disperser.
Les députés européens ont soulevé la nécessité d'une relation étroite entre leur institution et ce Représentant. « Il sera un interlocuteur privilégié de votre assemblée, il vous fera des rapports réguliers », a assuré Mme Ashton.
Le rapport de José Ignacio Salafranca (PPE, espagnol) sur les recommandations du Parlement européen sur le Représentant spécial pour les droits de l'Homme est voté ce mercredi en session plénière. (CG)