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Bulletin Quotidien Europe N° 10632
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

Règles comptables pour l'agriculture, un premier pas bienvenu

Bruxelles, 12/06/2012 (Agence Europe) - Les ministres de l'Environnement des 27 saluent comme un pas dans la bonne direction la proposition de la Commission visant à créer des règles harmonisées pour comptabiliser la contribution des activités agricoles et forestières à la lutte contre le changement climatique (EUROPE n° 10572 et 10562), mais le dossier mérite encore approfondissement, selon eux. C'est là le principal enseignement tiré, lundi 11 juin à Luxembourg, du premier débat d'orientation du Conseil Environnement sur l'approche progressive retenue par la Commission (les règles comptables harmonisées sont une première étape vers l'inclusion des deux secteurs dans les engagements climatiques pris par l'UE) et sur les plans d'action nationaux qu'elle préconise pour chaque période comptable, afin de limiter ou réduire les émissions de gaz à effet de serre et d'accroître les absorptions de carbone.

Jugeant le débat « constructif », Martin Lidegaard, ministre danois du Climat, de l'Énergie et de la Construction qui a présidé la session, a déclaré: « Il est très important que tous les secteurs contribuent à notre effort général de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les États membres reconnaissent que cette proposition est un premier pas important pour renforcer l'atténuation dans les secteurs de la foresterie et de l'utilisation/affectation des sols ».

S'agissant de la deuxième étape, c'est-à-dire la participation des deux secteurs à l'objectif contraignant de réduction des émissions de l'UE (20% à l'horizon 2020 par rapport à 1990), les opinions divergent. Certaines délégations appellent cette inclusion dans les meilleurs délais tandis que pour d'autres il conviendrait d'attendre de nouveaux engagements ou la révision de l'engagement de l'UE actuellement sur la table (l'objectif de 30% est conditionné à des engagements comparables des autres parties aux négociations internationales).

Si la majorité des ministres reconnaissent l'importance d'accroître le potentiel d'atténuation des deux secteurs concernés, et d'accroître la visibilité des efforts consentis par les agriculteurs et sylviculteurs, de nombreuses délégations ont souligné que le secteur ne doit pas être considéré isolément mais dans le cadre d'une approché intégrée permettant d'utiliser au mieux les synergies entre les différentes politiques pertinentes à l'échelle de l'UE et au niveau national. Certains ont mis en garde contre l'écueil d'une bureaucratie inutile ou de doubles emplois, et de nombreuses délégations ont invoqué le principe de subsidiarité, estimant que nul n'est mieux placé que les États membres eux-mêmes pour décider des mesures les plus adéquates à prendre. (AN)

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