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Bulletin Quotidien Europe N° 10632
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) banques

Union bancaire, opposition Barnier - Rehn pour récupérer le bébé

Bruxelles, 12/06/2012 (Agence Europe) - Des discussions seraient en cours au sommet de la Commission européenne afin de déterminer quel commissaire récupérerait la responsabilité de plancher sur l'union bancaire, si le Conseil européen mettait un tel chantier sur le métier à tisser. L'enjeu, c'est « le périmètre » de l'union bancaire, a indiqué une source à EUROPE. Si l'union bancaire concerne « le marché intérieur », le commissaire compétent sera Michel Barnier, mais si cette union vise simplement l'Eurozone, le dossier pourrait revenir dans l'escarcelle du commissaire chargé de l'euro Olli Rehn.

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a, de son côté, plaidé pour que la BCE et les banques centrales qui lui sont affiliées deviennent la « colonne vertébrale » de la future union bancaire. « C'est une autre des leçons de la crise: il y a de nombreux avantages à conserver la supervision bancaire près de la banque centrale », a-t-il estimé dans une tribune publiée mardi par le Wall Street Journal. « La BCE et les dix-sept banques centrales nationales de l'Eurosystème doivent, de même, avoir le pouvoir de suivre et de superviser les institutions avec une présence ou des activités significatives hors de leurs frontières », a fait valoir M. Noyer, constatant que, au Royaume-Uni et aux États-Unis, une telle évolution avait eu lieu. Au sein de la zone euro, une douzaine de pays ont confié la supervision des grands groupes bancaires à leur banque centrale. Et d'estimer que la mise en place d'une autorité unifiée de supervision était la « condition préalable » à la mise en place d'un fonds unique de garantie des dépôts bancaires.

Le président de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso a renouvelé son appel en faveur d'une union bancaire. Cette union comprendrait un superviseur européen unique pour les grandes banques ainsi qu'un fonds européen de garantie des dépôts et de restructuration bancaire alimenté, pourquoi pas, par une taxe bancaire ou une taxation sur les transactions financières, a-t-il indiqué au Financial Times.

De son côté, le président du groupe S&D, Hannes Swoboda, a critiqué la lenteur des États membres sur ce dossier. « Le cœur de la question est que le Conseil est trop lent, il n'arrive pas à comprendre suffisamment vite ce qu'il faut faire », a déploré l'eurodéputé autrichien. S'ils disent non à cette union bancaire qui prédit: « peut-être que, dans deux ans, ils vont dire le contraire ? ». (MB/CG)

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