Bruxelles, 06/06/2012 (Agence Europe) - Un plan humanitaire pour la Syrie accepté par Damas, c'est bien, sa mise en œuvre, c'est mieux. Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la Coopération internationale, l'Aide humanitaire et la Réponse aux crises, se réjouit que les autorités syriennes aient enfin accepté d'autoriser l'accès des travailleurs humanitaires aux quatre provinces du pays les plus durement frappées par les violences. Toutefois, échaudée par les promesses non tenues du régime, c'est au respect de l'accord négocié par les Nations unies qu'elle appelle, pour que nourriture, médicaments et autres produits de première nécessité puissent être effectivement acheminés aux Syriens à secourir.
Dans une déclaration publiée mardi 5 juin, la commissaire a exprimé ce message sans ambages. « De grave, la situation humanitaire en Syrie est devenue désespérée. Un plan humanitaire exhaustif négocié par les Nations unies a enfin été accepté par le gouvernement syrien comme cela a été annoncé aujourd'hui à la troisième réunion du forum humanitaire sur la Syrie. C'est une étape positive mais attendue de longue date », a-t-elle déclaré. Et d'ajouter: « Permettez- moi d'être claire. J'attends du gouvernement syrien qu'il coopère pleinement pour garantir la mise en œuvre rapide de ce plan humanitaire. Il n'y a plus de place pour le moindre retard, il n'y a aucune raison de tergiverser. Une fois de plus, je renvoie toutes les parties à la responsabilité qui leur incombe de respecter et protéger la vie des civils, de protéger le travail du personnel humanitaire et de faciliter leur accès aux populations dans le besoin ».
Aux termes de l'accord, les autorités syriennes délivreront des visas aux travailleurs humanitaires de neuf agences des Nations unies et de sept ONG pour accéder aux provinces de Daraa, Deir el-Zour, Homs et Idlib. (AN)