Bruxelles, 09/05/2012 (Agence Europe) - La rapporteur pour le Parlement européen sur le Représentant spécial de l'UE pour les droits de l'Homme, Laima Liucija Andrikiene (PPE, lituanienne) a présenté, mardi 8 mai, ses recommandations pour ce poste. Elle souhaite que le Représentant puisse « renforcer la cohérence, l'efficacité et la visibilité de l'UE dans le cadre de la protection et la promotion des droits de l'Homme et de la démocratie » et pour cela, il doit être un interlocuteur de haut niveau, en mesure de participer aux réunions des Nations unies et des assemblées régionales pertinentes, et capable de présider les dialogues de haut niveau et les consultations avec les pays tiers sur les droits de l'Homme. Il devra travailler en étroite collaboration avec les délégations de l'UE et coopérer avec les ONG, les organisations internationales et les experts. Mme Andrikiene a aussi souligné que si le Représentant spécial sera sous l'autorité de la Haute représentante de l'UE, il devra avoir « un mandat fort, indépendant et souple, qui ne repose pas sur des responsabilités thématiques étroites mais permettant d'agir avec sévérité et efficacité ». Elle propose un mandat de deux ans ou deux ans et demi, avec un seul renouvellement possible, afin qu'il y ait « une certaine continuité ». « On ne souhaite pas que les droits de l'Homme soient ghettoïsés dans un coin de la politique européenne mais qu'ils soient au cœur même de la politique étrangère. Cela dépend du profil de la personne qui aura ce poste, il faut un profil fort, direct, franc, honnête », a expliqué Rui Tavares (Verts/ALE, portugais). Pour Mme Andrikiene, ce Représentant devrait avoir des qualifications professionnelles suffisantes et une longue expérience dans les droits de l'Homme. Son collègue ADLE Leonidas Donskis a précisé que le Représentant ne devra « pas seulement être une personne de confiance au sein de l'UE mais connaître le droit humanitaire et la justice internationale ». M. Tavares a ajouté qu'il devra « être doté de moyens pour faire son travail. Son bureau devrait être doté de l'expertise technique nécessaire, de personnes qui feront le lien avec les ONG ». Il a précisé que le Représentant devra, en plus de faire un rapport régulier au Parlement, annoncer régulièrement les mesures qu'il entend appliquer. Les recommandations pour le poste de Représentant spécial sur les droits de l'homme seront votées le 24 mai en commission parlementaire des affaires étrangères. Ce Représentant devrait être nommé fin juin par le Conseil, à la majorité qualifié. (CG)